Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a organisé une rencontre le 12 juin 2026 à Ouagadougou. Des journalistes et des acteurs de la société civile y ont participé. L’objectif était d’étudier les réformes politiques et institutionnelles de 2025. Ces réformes s’inscrivent dans un contexte de refondation de l’État burkinabè.
Les communications ont été présentées par Dr Aristide Béré, Mamadou Traoré et Simon Pierre Douamba. Dr Béré est ancien directeur général de l’ONI et conseiller à l’Assemblée législative. Mamadou Traoré travaille à l’INSS/CNRST. Simon Pierre Douamba représente le CGD. Leurs exposés ont couvert l’ensemble des changements politiques et institutionnels.
En mars 2026, une nouvelle Charte de la Révolution a remplacé la Charte de la Transition. Cette réforme consacre juridiquement la « Révolution progressiste populaire ». Elle modifie aussi certaines dénominations institutionnelles. Elle renforce les références à la souveraineté nationale et à la défense de la patrie.
Les réformes ont touché l’appareil sécuritaire. La participation citoyenne à la sécurité a été renforcée. Des mécanismes de défense communautaire ont été développés. Les populations sont mobilisées dans les initiatives de sécurité. La résilience communautaire face à l’insécurité est encouragée.
Les réformes économiques visent la souveraineté. Elles réduisent la dépendance extérieure. Elles soutiennent la production locale. Elles renforcent le contrôle des ressources stratégiques. Elles promeuvent l’industrialisation nationale.
Dans la logique de refondation, la souveraineté économique est souvent considérée comme le prolongement de la souveraineté politique.
Les transformations politiques incluent la suspension puis la dissolution des partis politiques. Cette mesure a restructuré le système politique. Elle a corrigé certaines insuffisances du multipartisme. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été supprimée. Ses attributions sont transférées à l’administration publique.
Ces transformations participent d’une recomposition des centres de décision politique et des modalités d’exercice du pouvoir. Pour de nombreux citoyens, les institutions issues de la période démocratique n’ont pas été en mesure d’apporter des réponses satisfaisantes aux défis du pays. Cette situation a favorisé l’émergence d’une demande sociale de changement institutionnel et de renouvellement des élites dirigeantes. La refondation se présente alors comme une tentative de reconstruction du lien de confiance entre gouvernants et gouvernés. La refondation ne constitue donc pas seulement un objectif politique ; elle devient un cadre de justification des réformes institutionnelles.
La refondation de l’État est présentée comme une condition essentielle. Elle vise une gouvernance autonome et efficace. Elle renforce l’indépendance décisionnelle de l’État. Elle réaffirme le contrôle national sur les processus politiques. Elle promeut un modèle de développement fondé sur des priorités nationales.
Les réformes institutionnelles sont justifiées par la nécessité d’améliorer la performance publique. Les autorités mettent en avant la simplification des procédures administratives. Elles rationalisent les structures de gouvernance. Elles renforcent la coordination entre acteurs publics.
Les analystes distinguent deux types de réformes. Les réformes « consolidantes » renforcent les institutions. Elles améliorent la gouvernance publique. Elles accroissent la confiance des citoyens. Elles contribuent à la stabilité politique. Les réformes « déconsolidantes » ont des effets inverses. Cette distinction permet d’évaluer les transformations en cours au Burkina Faso.






