Le lundi 29 juin 2026, la salle d’audience du Palais de justice de Banfora a réuni les acteurs de la chaîne pénale. Cette première session a porté sur les mesures alternatives aux poursuites et à l’emprisonnement.
Le Procureur du Faso, Idriss Ollo Palé, a présidé cette rencontre. Des autorités judiciaires et des agents de police judiciaire de la région y ont participé.
Selon M. Palé, ce cadre permet aux acteurs de partager leurs expériences. Ils échangent sur les difficultés rencontrées dans l’application de la politique pénale. Ils réfléchissent aussi aux moyens d’améliorer le fonctionnement de la chaîne pénale.
Les discussions ont porté sur les innovations du Code de procédure pénale. Ces mesures visent à éviter le recours systématique à la prison. Le Procureur a expliqué que les modes classiques de traitement des infractions montraient des limites.
« Nous nous sommes rendu compte qu’il était nécessaire d’innover en trouvant d’autres modes de règlement des conflits pénales sans recourir systématiquement à la prison. Ces mesures permettent de restaurer la paix sociale, de mettre fin aux troubles à l’ordre public et de mieux répondre aux attentes des justiciables », a-t-il déclaré.
Plusieurs mécanismes ont été présentés. La médiation pénale, autrefois réservée aux mineurs, est désormais ouverte aux personnes majeures. La convention judiciaire d’intérêt public s’applique aux sociétés et associations. La composition pénale a également été discutée.
Ces mesures accélèrent le traitement des dossiers. Elles désengorgent les prisons lorsque l’incarcération n’est pas nécessaire. Elles offrent une réponse plus adaptée à certaines infractions.
Les victimes bénéficient de solutions de réparation plus rapides. Le Procureur a souligné que cela renforce leur confiance en la justice.
Ces réformes réduisent aussi les dépenses publiques. L’État burkinabè réalise des économies sur les coûts de détention. Certaines procédures génèrent même des ressources pour le Trésor public.
Le Procureur a remercié les hautes autorités du Burkina Faso pour leur engagement. Il a salué le ministre de la Justice pour les réformes entreprises. Selon lui, ces innovations traduisent une volonté de moderniser le système judiciaire.
L’Adjudant-chef major Hamed Raoul Toé a salué cette session. Commandant de la brigade territoriale de gendarmerie de Sidéradougou, il a estimé que ce cadre renforce les capacités des acteurs de terrain.
Il s’est réjoui des mesures alternatives, notamment les travaux d’intérêt général. Cette disposition permet aux contrevenants de contribuer à la société. Elle favorise leur réinsertion et sert l’intérêt collectif.
Les acteurs de la chaîne pénale entendent ainsi renforcer leur collaboration. Ils veulent garantir une mise en œuvre efficace des réformes. L’objectif est d’offrir une justice plus moderne et accessible aux populations.






