La République démocratique du Congo connaît une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri. L’annonce a été faite le 16 mai 2026 à Kinshasa par le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba. Il s’exprimait lors d’un point de presse sur la situation sanitaire nationale.
Plusieurs alertes ont été signalées depuis le début du mois. Les analyses de l’Institut national de recherche biomédicale ont confirmé la présence du virus. La souche identifiée est Bundibugyo, déjà observée en 2012 à Isiro. Elle diffère de la souche Zaïre, plus courante dans les épidémies précédentes.
Cette souche provoque d’abord de la fièvre, une fatigue intense et des vomissements. Les symptômes hémorragiques apparaissent plus tard. Cette évolution clinique rend la détection précoce plus difficile.
Les autorités sanitaires recensent 246 cas suspects dans la communauté. Environ 80 décès ont été enregistrés. Trois zones de santé sont particulièrement touchées : Mungwalu, Rwampara et Bunia. Ces localités connaissent une forte mobilité des populations et des activités commerciales intenses.
Le gouvernement congolais a déployé des équipes de riposte. Il bénéficie de l’appui de partenaires techniques et humanitaires. Les efforts portent sur la surveillance épidémiologique, l’identification des contacts et le renforcement des capacités de prise en charge.
Les autorités appellent les populations à respecter les mesures de prévention. Il faut se laver les mains régulièrement et isoler les cas suspects. Il est prudent d’éviter les contacts avec les personnes malades. Les rites funéraires à risque doivent être évités. Il ne faut pas manipuler les animaux morts. Les aliments doivent être bien cuits.
Le ministre a alerté sur le risque de propagation vers les provinces voisines. Les échanges sont fréquents avec le Nord-Kivu, la Tshopo, l’Ouganda et le Soudan du Sud. Une vigilance régionale renforcée est nécessaire.






