L’organisation Human Rights Watch a publié un rapport sur les violences au Mali. Les faits couvrent la période du 25 avril à fin mai 2026. L’enquête repose sur des témoignages d’habitants.
L’armée malienne et ses alliés ont fait preuve d’une grande violence. Le corps Africain et les milices Dozo sont également impliqués. Le village de Peulani, aussi nommé Sarkala Vere, a subi une attaque meurtrière. Trente et une personnes y ont perdu la vie. Parmi elles, treize enfants de moins de dix ans.
Dans un autre village, sept hommes peuls ont été tués. Des témoins rapportent des désaccords entre soldats. Certains militaires voulaient cesser le tir, d’autres non. Cela révèle un manque de coordination au sein de l’armée.
Deux frappes de drones ont causé la mort de vingt-deux personnes. Ce bilan inclut six femmes et douze enfants ou adolescents.
Le JNIM, selon les informations confirmées par HRW, a exécuté un professeur coranique à Tonka. Le groupe a aussi brûlé plus de quarante véhicules, dont des bus, camions et voitures.
La FLA aurait pillé le marché de Kidal. Les combats entre le JNIM, la FLA et l’armée malienne ont fait treize morts à Kidal et six à Gao. Ces chiffres sont relativement faibles pour des opérations de cette envergure.
HRW a envoyé des demandes aux trois parties. L’organisation souhaitait des éclaircissements sur la protection des civils. L’armée malienne n’a pas répondu. La FLA a indiqué avoir pris des mesures pour éviter les pertes civiles. Elle a dit avoir averti les communautés autour de Kidal.
Le JNIM a répondu par une lettre. Les djihadistes y expliquent leur position. Ils affirment ne pas considérer les attaques contre des civils comme légitimes, sauf exceptions prévues par la charia. Ils comparent leurs châtiments à ceux des États, mais basés sur des décisions divines.
Ils justifient les dommages du blocus par la nécessité de combattre un régime injuste. Leur djihad est présenté comme un devoir religieux. Ses objectifs incluent l’établissement de la loi divine et la protection des musulmans.






