Lomé a abrité la semaine dernière le 5e Congrès de la Société togolaise de radiologie et d’imagerie médicale. L’événement était couplé aux 5es Journées scientifiques de la Société bénino-togolaise de radiologie et d’imagerie médicale. Des professionnels de santé, des enseignants-chercheurs et des étudiants y ont pris part. Les discussions ont porté sur les évolutions technologiques dans le secteur.
Cette édition a mis en avant l’intelligence artificielle et la radiologie interventionnelle. Ces domaines transforment progressivement les pratiques médicales dans la sous-région. Le thème retenu était « L’imagerie médicale à l’ère de l’innovation et du renforcement du plateau technique ». Les travaux ont abordé les outils numériques d’aide au diagnostic. Les nouvelles techniques de biopsie ont aussi été examinées. Les approches moins invasives pour traiter certaines pathologies ont été discutées. Cela concerne notamment les fibromes utérins et les hémorragies post-partum.
Pour les spécialistes, l’intelligence artificielle est devenue un outil important.
« L’intelligence artificielle ne remplacera pas l’Homme. Elle viendra plutôt renforcer les performances du diagnostic et contribuer à réduire les erreurs », a indiqué le président de la STRIM, Pr Agoda-Koussema Lama Kègdigoma.
Les praticiens estiment que l’intégration de ces outils demande des investissements. Ces investissements concernent les équipements, la formation continue et l’encadrement éthique.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Gado Tchangbédji, était présent. Il a noté que ces réflexions rejoignent les priorités du gouvernement. Le gouvernement veut moderniser le système de santé et développer les compétences scientifiques locales. Les échanges ont aussi renforcé la coopération scientifique entre le Togo et le Bénin. Cette coopération se développe dans un contexte de montée des usages de l’IA en Afrique de l’Ouest.






