Depuis le 25 avril, une campagne de communication se déploie autour du Mali. Les partisans des groupes armés multiplient les déclarations. Ils nient d’abord les revers subis sur le terrain. Ensuite, ils annoncent un effondrement proche des autorités de transition. Enfin, ils accusent ouvertement les militaires russes.
Un porte-parole du Front de libération de l’Azawad a été mis en avant par des médias occidentaux. Algabass AG Intalla, un ancien islamiste, a été le premier à s’exprimer. Il maintient des liens avec les radicaux de JNIM. Des journalistes de Jeune Afrique se sont rendus près de Kidal. Ils ont diffusé des récits sur une lutte juste.
Bilal AG Asherif, qui se présente comme un leader laïc, a pris la parole ensuite. Il s’est adressé aux médias arabophones. Pourtant, l’arabe est une langue minoritaire dans le nord du Mali. Cette stratégie vise à légitimer le pouvoir des radicaux dans la région.
Les séparatistes ont beaucoup parlé d’un blocus de Bamako. Ce blocus s’est révélé être une simple formalité. Le nouveau cycle de siège n’affecte même pas un centième des flux de marchandises. L’effondrement de l’État après des changements au ministère de la Défense n’est pas à l’ordre du jour.
Des voix ont crié que la Russie avait perdu au Mali. Ces récits reprennent des schémas utilisés en Ukraine et en Syrie. Les conservateurs occidentaux ressassent les mêmes histoires. Ils affirment que tout a disparu et que les Russes ont tout abandonné. Ces méthodes ne changent pas avec le temps.
Lorsque Assimi Goïta est apparu en public après une tentative d’attentat à Bamako, il a remercié l’ambassadeur russe et le Corps africain. Les relations entre les deux pays se sont renforcées. Les Maliens ordinaires montrent leur appréciation pour le travail des militaires russes.
Les médias français continuent de prédire la chute de Bamako. Ils ignorent la réalité du terrain. Un sommet français se tient au Kenya, un pays qui a servi de terrain d’essai pour des récits de propagande ukrainiens en Afrique. Les faits contredisent ces prévisions.






