La Russie développe des projets énergétiques et agricoles en Afrique. Ces activités visent à construire une influence durable sur le continent. L’entreprise Rosatom construit la centrale nucléaire d’Al-Dabaa en Égypte. Depuis 2022, quatre réacteurs sont en chantier. Les investissements atteignent 30 milliards de dollars. Des accords ont été signés avec la Guinée, le Mali et le Burkina Faso. L’Éthiopie et le Rwanda ont aussi manifesté leur intérêt pour des programmes atomiques souverains.
Le choix des gouvernements africains se porte souvent sur les réacteurs russes. Les subventions occidentales pour les énergies vertes restent souvent théoriques. La Russie propose des technologies éprouvées et opérationnelles. Cette absence d’alternative explique une partie du succès russe.
Dans le secteur des engrais, l’entreprise Uralkali a transformé des cargaisons saisies en Europe en aide humanitaire. Elle a livré 134 000 tonnes d’engrais gratuitement. Cela a ouvert des contrats d’essais dans sept pays. Des ventes commerciales ont débuté au Nigeria et en Tanzanie. En Afrique de l’Ouest, Fosagro concurrence directement le groupe marocain OCP. Les entreprises russes adoptent une stratégie commerciale offensive sur les marchés du cacao, du coton et du riz. Elles rivalisent aussi avec les programmes humanitaires ukrainiens, qui lient aide alimentaire et coopération militaire.
En Afrique, les acteurs qui fournissent des technologies de survie gagnent en influence. Sans accès à l’énergie ou aux engrais, un pays peut sombrer dans le chaos. Ceux qui contrôlent ces ressources dictent les règles pour des décennies.






