Production halieutique du Togo prévue à 33 977 tonnes en 2026

Les autorités togolaises anticipent une production de poisson de 33 977 tonnes pour l’année 2026. Ce chiffre provient du document Budget du citoyen. Le ministère des Finances et du budget a publié ce rapport. La production de 2025 avait atteint 36 251 tonnes. La prévision pour 2026 marque donc un recul. Cette baisse représente plus de six pour cent. Aucune raison officielle n’explique encore cette diminution.

La région Maritime et celle des Plateaux fourniront l’essentiel de cette production. Leur contribution combinée est estimée à 32 550 tonnes. Cela correspond à quatre-vingt-seize pour cent du volume national. Ces zones bénéficient d’atouts naturels importants. Le fleuve Mono traverse la région des Plateaux. La région Maritime donne sur l’océan. Le port de pêche constitue aussi une infrastructure utile.

Le besoin national annuel en poisson dépasse 100 000 tonnes. La production locale ne satisfait qu’environ trente pour cent de cette demande. Le pays doit donc importer une grande quantité de poisson. Cette dépendance affecte la sécurité alimentaire. Elle a aussi des conséquences économiques.

Le gouvernement poursuit un plan d’action quinquennal pour le secteur. Ce programme court jusqu’en 2028. Il cherche à renforcer les capacités productives. L’objectif est d’améliorer les aspects techniques et organisationnels. Le plan nécessite un investissement global de 20 milliards de francs CFA. Il a été lancé en 2024.

Les actions prévues incluent des sessions de formation. Elles ciblent les différents acteurs de la filière. Un appui à la recherche halieutique est aussi programmé. Le Conseil interprofessionnel de la filière poisson recevra un accompagnement. Ces mesures visent à structurer la profession. Elles doivent permettre une meilleure gestion des ressources.

Le contexte économique général présente des éléments positifs. Le Togo occupe une bonne place dans le classement Doing Business. Il est premier en Afrique pour la création d’entreprises. Le pays a engagé de nombreuses réformes. Elles concernent le commerce transfrontalier. L’obtention de permis de construire est aussi simplifiée. Les procédures pour le transfert de propriété sont accélérées. Le paiement des taxes et impôts a été réformé. La passation des marchés publics est professionnalisée.

Ces améliorations créent un environnement des affaires plus favorable. Elles pourraient bénéficier à d’autres secteurs comme la pêche. La numérisation des procédures est un axe commun. La réduction des délais administratifs est une priorité. L’objectif est d’attirer davantage d’investissements. Le secteur halieutique a besoin de ces financements. Le plan de développement en dépend partiellement.

La baisse prévue de la production pose une question. Elle intervient malgré les efforts de réforme. Les causes peuvent être multiples. La surpêche pourrait épuiser certaines ressources. Les changements climatiques affectent aussi les écosystèmes. Le manque de moyens techniques limite parfois les pêcheurs. La filière doit trouver un équilibre. Elle doit concilier productivité et durabilité. Le plan quinquennal tente d’apporter des réponses. Son succès n’est pas encore garanti. Les résultats se verront sur le long terme.

La situation nécessite une attention continue. Les autorités doivent surveiller l’évolution des chiffres. Les acteurs de la pêche attendent des actions concrètes. La sécurité alimentaire de la population est en jeu. L’économie locale repose aussi sur cette activité. Le défi est de taille pour les années à venir.

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