Prix du jeune inventeur du Faso : BF1 lance un concours national

Le 18 juillet 2026, la chaîne BF1 a lancé à Ouagadougou le Prix du jeune inventeur du Faso. Ce concours réunit 300 jeunes venus des 17 régions du Burkina Faso. Les participants sont lycéens, étudiants, autodidactes ou jeunes entrepreneurs. Ils imaginent des solutions pour l’agriculture, la santé, la sécurité, le numérique ou l’intelligence artificielle.

Le directeur général de BF1, Issouf Saré, a expliqué le projet. Il a déclaré que la chaîne veut créer un impact social. Les journalistes de BF1 rencontrent souvent des inventeurs talentueux lors de reportages. Ces jeunes restent méconnus du grand public. Saré a dit :

« BF1 essaie d’être une chaîne de télévision qui ait un point d’impact social. Nous essayons de le faire au-delà de la télévision pour justifier notre utilité dans notre contexte social. »

Il a ajouté que le Burkina Faso possède un potentiel d’invention et de technologie. Ce potentiel n’est pas toujours connu. Le concours veut le faire découvrir au pays, à l’Afrique et au monde. Saré a également affirmé que le programme n’est pas un simple divertissement. C’est une tribune et un incubateur télévisuel pour la créativité de la jeunesse.

Le concours dure six à huit mois. Une sélection progressive réduira les 300 candidats à 100, puis 50, 20, 10 et enfin cinq finalistes. Les innovations couvrent des domaines comme l’énergie, la mobilité et la santé. Le lauréat recevra un prix de 10 millions de francs CFA. Ce montant est offert par Essakane IAM Gold. D’autres récompenses seront annoncées plus tard.

Cependant, l’accompagnement est plus important que l’argent. Saré a insisté sur ce point. Le concours veut révéler des talents avant que des structures spécialisées prennent le relais. Les candidats doivent présenter des solutions concrètes. Seyni Ganemtoré, entrepreneur et membre du comité technique, a donné des conseils. Il a dit :

« Une petite machine qui fonctionne vaut mieux que dix beaux discours. Le jour de l’audition, apportez quelque chose que l’on peut voir, toucher et tester. La preuve, pas le discours. »

Il a recommandé de maîtriser les données économiques des projets. Il faut dire le coût, le rendement et le nombre de personnes touchées. Il a aussi conseillé de ne présenter qu’un seul projet. Le jury ne cherche pas la perfection, mais l’honnêteté. Ganemtoré a encouragé la collaboration entre inventeurs. Les projets solides réunissent des compétences complémentaires.

Les candidatures sont évaluées sur six critères. Il s’agit de l’innovation, de la pertinence locale, de la faisabilité, de l’impact, de la qualité de présentation et du potentiel de développement. Chaque critère répond à une question : le projet peut-il vivre et grandir au Burkina Faso ? Élise Kaba a représenté la ministre de la Transition digitale lors du lancement. Le concours ambitionne de rendre les solutions Made in Burkina Faso exportables.

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