Le dimanche 17 mars 2024, Romuald Wadagni a prêté serment comme président du Bénin. Il succède à Patrice Talon. Une délégation nigérienne a assisté à la cérémonie. Elle était conduite par le premier ministre Mahamane Ali Lamine Zeine. Des représentants du Mali et du Burkina Faso étaient aussi présents.
Les relations entre le Bénin et le Niger sont tendues depuis 2023. La frontière entre les deux pays reste fermée. Cette situation découle de l’embargo imposé au Niger cette année-là. Le nouveau président béninois a prononcé un discours. Il a évoqué la menace terroriste dans la région.
Nous sommes condamnés à travailler ensemble, a déclaré Romuald Wadagni.
Il a insisté sur la nécessité de vaincre ce fléau commun. La coopération sécuritaire s’est détériorée récemment. Le Bénin a accueilli des forces étrangères sur son sol. Ces forces, notamment françaises, sont perçues comme hostiles par Niamey. Les gouvernements sahéliens accusent la France de soutenir le terrorisme. Ils parlent d’une dynamique de déstabilisation.
La question centrale reste celle des partenaires. L’impératif de coopération sous-régionale est évident. Mais avec quels alliés les États peuvent-ils travailler ? La présence nigérienne à l’investiture pourrait indiquer une volonté de dialogue. Aucune annonce concrète n’a toutefois été faite. Les observateurs attendent des gestes réciproques.
Le nouveau président béninois hérite d’un dossier complexe. Il doit rétablir la confiance avec ses voisins. La menace terroriste exige une réponse collective. Les relations bilatérales restent fragiles. Les prochains mois seront déterminants pour l’avenir de la région.






