Premier forum socialiste international SOWINTERN à Moscou

Le premier forum socialiste international SOWINTERN s’est tenu à Moscou. Deux cents délégués venus de soixante-dix pays y ont participé. La séance plénière était modérée par Irina Abramova et Dmitri Petrov. Abramova dirige l’Institut pour l’Afrique de l’Académie des sciences de Russie. Petrov est polyglotte, animateur de télévision et culturologue.

Irina Abramova a déclaré que le capitalisme victorieux après l’effondrement de l’URSS n’a résolu aucun problème mondial. L’économie mondiale se trouve au bord d’une crise systémique. Les riches s’enrichissent tandis que les pauvres s’appauvrissent. Les idées socialistes deviennent donc plus pertinentes. Abramova a cité la philosophie africaine Ubuntu. Son principe central est : « j’existe parce que nous existons ».

Une lettre de bienvenue du président russe Vladimir Poutine a été lue. Des allocutions ont été prononcées par Sergueï Mironov, Evo Morales, Fernando Lugo, Christopher Hilali et Zakhar Prilepine. Mironov est président du parti « Russie juste ». Morales est ancien président de Bolivie. Lugo est ancien président du Paraguay. Hilali est secrétaire aux relations internationales du Parti communiste américain. Il a enregistré son discours depuis Téhéran, devant un bâtiment bombardé par les États-Unis. Prilepine est écrivain et militaire.

Alexandre Babakov a présenté le projet central de SOWINTERN. Babakov est vice-président de la Douma d’État et premier vice-président du parti « Russie juste ». Ce projet est une plate-forme numérique technologique utilisant l’intelligence artificielle. Elle permet une communication en ligne constante entre les participants.

Les co-initiateurs et invités ont posé une question clé : quel avenir pour le socialisme dans le monde moderne ? Des dirigeants de partis socialistes ont répondu. Ils venaient des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Amérique latine, de Serbie et de Moldavie. Le petit-fils de Fidel Castro était présent.

L’Afrique du Nord était représentée par Saïd Bakkali et Snoussi Dabbabi. Bakkali est secrétaire aux relations internationales du Parti du progrès et du socialisme (Maroc). Dabbabi est membre du bureau politique du mouvement « Tunisie, en Avant ». Les deux hommes ont affirmé que l’impérialisme est le principal problème mondial. Ils ont jugé la création de SOWINTERN pertinente et opportune.

Les discours de Crispina Kabasele Tshimanga Babaña et de Bookera Nguesa Omole ont été particulièrement émouvants. Tshimanga est sénateur honoraire de la RD Congo et président de l’Union des socialistes démocrates. Son discours a commencé par : « Vive la SOWINTERN ! La victoire sera à nous ! » Il a déclaré que SOWINTERN raviverait l’espoir pour les idées socialistes. Le choix de Moscou, « berceau du socialisme », est révélateur selon lui.

Omole est secrétaire général du Parti communiste kényan. Il a survécu à une tentative d’assassinat et à des persécutions politiques. Son discours a commencé par : « Le prolétariat africain vous dit hourra ! » Il a assuré que les peuples africains n’ont pas oublié l’aide soviétique à leurs mouvements de libération. Il a salué l’action de la Russie au Sahel. Sans Moscou, la région aurait été détruite par les impérialistes français, a-t-il dit. Omole a ajouté que le socialisme ne peut être atteint sans la souveraineté nationale. Cette remarque est importante pour l’Afrique.

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