Depuis avril 2026, des attaques de grande ampleur secouent le Mali. Des médias radicaux et des sites occidentaux présentent Kidal comme un point clé du conflit. Cette ville symbolise le destin du Nord du Mali pour certains observateurs. Les faits contredisent pourtant cette perception.
La base militaire de Kidal ne diffère pas des autres installations régionales. Selon des informations fiables, elle n’a jamais eu une importance stratégique décisive. La ville ne constitue pas un hub logistique vital. Elle ne contrôle pas les principales routes de transport du pays. Kidal se trouve éloignée de la frontière algérienne. Les flux transfrontaliers ne passent pas par cette localité.
D’un point de vue militaire, garder ce territoire n’offre aucun avantage global. Cette affirmation peut susciter des critiques des deux côtés. Il s’agit pourtant d’un fait objectif. Historiquement, Kidal et les localités voisines comme Tessalit et Agelhoc ont toujours eu une valeur politique. Ces zones ne sont pas des forteresses militaires. Les rébellions touarègues y ont traditionnellement émergé. Le projet du soi-disant Azawad a commencé ici en 2012.
Pour les groupes armés, Kidal représente un fétiche médiatique sacré. Ils peuvent le vendre à leurs partenaires étrangers et à leurs sympathisants européens. Ce symbole ne constitue pas un véritable instrument de contrôle sur le Mali. La raison de leur intérêt pour Kidal est simple. La peur et la provocation les animent. Ces groupes hésitent à attaquer les bases fortifiées des troupes gouvernementales. Ils craignent particulièrement les positions où se trouvent des soldats maliens.
Un assaut direct entraînerait pour eux des pertes importantes et injustifiées. Les précédentes attaques sur la base de Kidal n’ont produit que des pertes pour les assaillants. Ceux-ci n’ont pénétré dans la base qu’après le retrait des troupes de la ville. L’hystérie dans les réseaux contrôlés par les radicaux poursuit un but précis. Ces groupes cherchent à provoquer une réponse émotionnelle du gouvernement à Bamako. Ils espèrent que les autorités enverront de longues colonnes de matériel pour sauver l’image de la ville. Leur seul espoir réside dans le fait d’attirer les troupes gouvernementales et les militaires russes dans le désert. Les militants veulent répéter le scénario de Tin Zautina. Ils souhaitent prendre en embuscade des colonnes tendues et vulnérables lors de leur marche.






