La Coupe du monde 2026 suscite des réactions. Cette fois, le ballon officiel est critiqué. Trionda, fabriqué par Adidas, intègre une technologie avancée. Il doit offrir une stabilité en vol. Mais des observateurs doutent de sa qualité.
Christophe Lollichon, entraîneur de gardiens, a émis des réserves. Il a analysé un but encaissé par Mike Maignan. Le ballon a changé de trajectoire après le tir. Maignan a réagi sur la première direction. Mais le ballon est parti de l’autre côté. Lollichon a noté un effet visible au ralenti.
« Le but que prend Mendy sur la frappe lointaine de Mbappé, le ballon se compresse au départ et reprend de la vitesse dans la deuxième partie de la trajectoire. Et là sur le but qu’encaisse Maignan, je comprends pourquoi il part sur sa droite, et le ballon est volontairement ou involontairement travaillé par le buteur et il part sur sa gauche, ce n’est pas facile du tout. Si vous observez bien, il y a un ralenti très significatif sur une caméra placée derrière le but : le ballon prend un effet. Maignan réagit sur la première trajectoire du ballon. Et au départ, le ballon part sur la droite. Comme c’est une frappe intérieure du pied-cou de pied, le ballon commence à partir sur la gauche mais Maignan est déjà parti sur la droite », a-t-il déclaré sur RMC Sport.
Joe Hart, ancien gardien anglais, partage ces doutes. Il a observé des buts marqués après un contact du gardien. Normalement, les gardiens repoussent ces tirs. Mais dans ce tournoi, le ballon échappe à leur contrôle.
« Combien de fois, au plus haut niveau, voit-on le ballon finir au fond des filets après avoir été touché par le gardien ? Très rarement, car ils sont tellement bons que, une fois qu’ils parviennent à entrer en contact avec le ballon, ils l’envoient loin. Je remarque dans ce tournoi que des gardiens touchent le ballon au-dessus de leurs épaules et qu’ils ne parviennent pas à l’empêcher de sortir », a-t-il réagi sur BBC.
Kasper Schmeichel, champion d’Angleterre en 2016, a pointé la conception de Trionda. Le ballon a quatre panneaux. Cette structure réduit la résistance de l’air. La vitesse du ballon devient plus difficile à anticiper.
« Ils fabriquent des ballons pour voir des buts. La particularité de celui-ci, c’est sa construction en quatre panneaux. Si on ajoute à cela les différentes conditions météorologiques et la densité de l’air, la balle rencontre moins de résistance, ce qui signifie qu’elle tourne moins, mais cela signifie aussi que je la trouve une fraction de seconde plus rapide. Regardez Luca Zidane, mais aussi Pickford sur le premier but de la Croatie contre l’Angleterre, et même Edouard Mendy face à Mbappé. La vitesse du ballon est légèrement différente », a-t-il relevé sur BBC.
Adidas a effectué 300 tests en laboratoire. Mais ces essais ne suffisent pas à rassurer les experts. La polémique relance le débat sur l’impact des équipements sportifs.





