Bintou Nacanabo a soutenu sa thèse de doctorat en pharmacie le 16 avril 2026. Son travail portait sur les poux de tête chez les clientes des salons de coiffure féminins de Ouagadougou. L’étudiante a présenté son étude devant un jury à l’Université Joseph-Ki-Zerbo.
Le jury était présidé par le professeur Ismaël Diallo. Il comprenait aussi le docteur P. Marcel Sawadogo, le docteur B. Alex Frank Somé et le docteur Absatou Ky/Ba. De nombreux proches et collègues étaient présents pour soutenir la candidate.
La pédiculose est une infestation par des poux. Ces petits parasites se nourrissent de sang humain. Cette maladie touche surtout les enfants à l’école. Elle peut aussi concerner toute la population, quel que soit l’âge ou les habitudes d’hygiène.
La pédiculose du cuir chevelu est due au pou de tête, Pediculus humanus capitis. C’est une maladie mineure et fréquente chez les jeunes enfants. La pédiculose corporelle, causée par Pediculus humanus corporis, se situe souvent entre les épaules, sur les hanches ou les cuisses. La pédiculose inguinale, ou phtiriase, est provoquée par le pou du pubis.
Bintou Nacanabo a précisé que la pédiculose du cuir chevelu est une affection cutanée liée à un ectoparasite. Ce parasite provoque des démangeaisons sévères du cuir chevelu. L’étude visait à connaître l’épidémiologie de cette maladie chez les clientes des salons de coiffure.
La recherche a duré quatre mois, du 14 mai au 13 septembre 2025. L’échantillon comprenait 384 femmes fréquentant les salons des douze arrondissements de la ville. L’âge moyen des participantes était de 25,73 ans, avec des extrêmes de 10 et 47 ans. Les élèves et étudiantes représentaient 52,60 % de l’échantillon. La majorité avait un niveau d’instruction secondaire (38,02 %).
Dix-neuf femmes présentaient des poux de tête, soit une prévalence de 4,95 %. L’étude a identifié des facteurs associés à la pédiculose. L’âge, la profession et les antécédents familiaux de poux étaient significativement liés à la présence de parasites. Le prurit, signe majeur de la maladie, touchait 18 participantes infectées. Ce signe était associé à la pédiculose avec une valeur p de 0,001.
En conclusion, la prévalence de la pédiculose reste faible dans les salons de coiffure. Cependant, ces lieux peuvent favoriser la diffusion de l’infestation. Les facteurs associés incluent l’âge, la profession et les antécédents familiaux. Des recherches futures avec un échantillon plus large pourraient mieux cerner l’étendue de la maladie en milieu urbain au Burkina Faso. La thèse a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury.






