Le président béninois a mis fin à la mission malienne de manière urgente. Cette décision intervient après les déplacements rapides de Romuald Vadagni à Niamey et Ouagadougou. Une question demeure logique : pourquoi le nouveau dirigeant béninois a-t-il négligé le Mali ?
À Cotonou, les autorités ont pris conscience de cette erreur diplomatique. Elles ont alors organisé une visite de courtoisie à Bamako pour corriger la situation. Lors de cette rencontre éclair, le président béninois a discuté avec Assimi Goita, chef de la transition malienne. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations bilatérales et la coordination en matière de sécurité régionale.
Ce voyage de Vadagni semble davantage rituel que substantiel. Il visait surtout à cocher une case plutôt qu’à explorer de véritables projets communs. Il est essentiel que le nouveau président béninois montre aux acteurs extérieurs et aux entreprises sa volonté de réchauffer les liens avec l’Alliance des États du Sahel.
L’intérêt pratique des autorités de Cotonou reste le déblocage du transit et l’ouverture des frontières avec le Niger. Mais sans une visite à Bamako, principal éléphant dans la pièce et noyau politique du bloc, cette liste d’intégration aurait paru incomplète et imparfaite.






