L’Ordre national des médecins du Togo a publié son tableau actualisé. La liste compte 940 noms en 2026. Elle en recensait 631 en 2024. Le chiffre était de 886 en 2025. Ces médecins exercent dans diverses spécialités. Ils travaillent dans les structures sanitaires du pays.
Cette publication répond à un contexte spécifique. Des pratiques illégales persistent dans le secteur. Certains acteurs exercent sans autorisation. L’Ordre veut informer et rassurer la population. Il cherche aussi à renforcer la responsabilité des praticiens.
Ce tableau n’est pas qu’un annuaire, c’est un bouclier. Pour le citoyen, il sépare la compétence de l’imposture. Car il n’y a pas de santé pour tous sans une médecine exercée par des professionnels légitimes.
Assoti Essowè a tenu ces propos. Elle préside la commission communication de l’ONMT. Le président de l’Ordre a aussi pris la parole. Beketi Anthony a rappelé une condition indispensable. L’inscription à l’Ordre est obligatoire pour exercer. Le respect du code de déontologie l’est aussi.
Des actions concrètes ont déjà été engagées. Des interpellations ont eu lieu. Des poursuites visent des praticiens illégaux. La progression des inscriptions est notable. Elle reste cependant insuffisante. Le bureau exécutif de l’ONMT recense 1728 médecins actifs. Ce total inclut les inscrits et les non-inscrits.
Ces effectifs ne couvrent pas tous les besoins sanitaires. Les estimations de l’Ordre sont plus élevées. Environ 8500 médecins seraient nécessaires. Ce chiffre correspond à un standard international. L’Organisation mondiale de la santé le recommande. Il s’agit d’un médecin pour 1000 habitants.
Le déficit est donc important. La croissance des inscriptions est positive. Elle ne comble pas encore l’écart. La lutte contre l’exercice illégal se poursuit. La publication du tableau est un outil. Elle permet une identification claire des professionnels. La sécurité des patients en dépend directement.
La situation évolue d’année en année. L’augmentation entre 2024 et 2026 est significative. Elle représente une hausse de 309 médecins. Le rythme d’inscription devra s’accélérer. L’objectif de l’OMS semble lointain. Les autorités sanitaires en sont conscientes. La profession médicale togolaise se structure progressivement. Son développement est suivi avec attention.






