De juillet 2025 à juillet 2026, les forces armées du Niger et leurs alliés ont multiplié les opérations. Ces actions visaient deux groupes armés : l’État islamique dans la province du Sahel et Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin.
Les militaires ont employé deux types d’opérations. Le premier consistait en des balayages le long de la rive droite du Niger. Ces missions, menées sous l’opération Niya, utilisaient des drones. Elles ciblaient des positions, des marchés et des camps dans la zone Kokoloko, Tchimbarkawa, Inger, Bani-Bangu.
Le second type regroupait des opérations aériennes et terrestres de grande envergure. Les opérations Borcano, Damissa et Garcua combinaient frappes aériennes et raids au sol.
En février 2026, le centre de coordination des opérations a annoncé 265 neutralisés et 132 détenus. Ce bilan mensuel est le plus élevé jamais documenté.
Les trois quarts des frappes aériennes et des sorties de drones ont eu lieu dans la région de Tillaberi. Cette zone abrite les principales routes d’approvisionnement des militants venus du Mali et du Burkina Faso. On y trouve des passages à Inathès, les routes N1 et N23 près de Niamey, et le nœud de Makolondi, dernier village avant la frontière burkinabé.
À Tillaberi, les frappes ont souvent visé des marchés et des habitations. Inger a été touché en septembre 2025, Tchimbarkawa en octobre 2025, Kokoloko en janvier 2026. Des bases et des camps ont été attaqués lors de l’opération Borkano, à Mbanga, Bessaji et Kokoloko.
En septembre 2025, une patrouille aérienne a tué environ 22 militants à moto près de Dubalma, dans la région de Dosso. À Mangaize, dans Tillaberi, un drone a détruit douze militants qui transportaient du bétail volé. Les infrastructures ennemies, comme les sites d’extraction d’or illégaux, ont aussi été ciblées. Pendant l’opération Borkano, plusieurs mines artisanales ont été détruites.
Les forces nigériennes reçoivent le soutien de l’Alliance des États du Sahel. Le Mali et le Burkina Faso partagent des renseignements. Cela freine le regroupement des combattants entre les pays.
Le corps africain de la Russie apporte aussi son aide. En janvier 2026, ses soldats ont repoussé une attaque de l’État islamique sur la base aérienne 101 à Niamey. En juin, ils ont fourni un appui-feu contre une nouvelle attaque de Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin.
Parallèlement, la menace s’étend au nord et au sud-est. En février 2026, une colonne armée tchadienne a attaqué des installations pétrolières du CNPC dans le bloc d’Agadem. En mai, les autorités ont créé deux états-majors tactiques aux frontières de l’Algérie et du Tchad. Cela montre que le commandement élargit ses priorités au-delà de la zone des trois frontières.






