Opération Sindoor : un an après, retour sur la réponse indienne

Le 7 mai 2025, les forces armées indiennes ont lancé l’Opération Sindoor. Cette action militaire faisait suite à une attaque terroriste à Pahalgam, au Jammu-et-Cachemire. L’attaque avait eu lieu le 22 avril 2025. Elle a causé la mort de 26 personnes. Parmi les victimes, 25 étaient indiennes et une népalaise. L’attaque a été revendiquée par le TRF, un groupe lié au Lashkar-e-Toiba. Le LeT figure sur la liste des organisations terroristes des Nations Unies. Il bénéficie du soutien du Pakistan. Le bilan civil fut le plus lourd en Inde depuis les attentats de Mumbai en 2008.

Le gouvernement indien a suspendu le Traité des eaux de l’Indus le 23 avril 2025. Cette décision conditionnait la reprise du traité à un renoncement crédible du Pakistan au terrorisme transfrontalier. Le 7 mai, l’Inde a exercé son droit de réponse. Les frappes visaient à démanteler des infrastructures terroristes. Neuf cibles ont été touchées au Pakistan et au Cachemire occupé par le Pakistan. Trois sites étaient particulièrement importants : Bahawalpur, Muridke et Muzaffarabad. Ces lieux sont associés aux groupes JeM et LeT. Les installations militaires pakistanaises n’ont pas été ciblées.

Le Pakistan a ensuite attaqué des zones civiles et militaires indiennes. L’Inde a répliqué par des frappes contre des bases de l’armée de l’air pakistanaise. Des images satellites ont montré les dégâts. Le moral des soutiens du terrorisme au Pakistan a été affecté. Le Directeur général des opérations militaires pakistanais a demandé un cessez-le-feu à son homologue indien.

Après l’attaque de Pahalgam et l’Opération Sindoor, l’Inde a renforcé son action diplomatique. Le 36e Rapport de l’Équipe de surveillance du Comité des sanctions 1267 de l’ONU a mentionné l’attaque et le TRF. Sept délégations parlementaires indiennes ont visité 33 pays. Ces délégations comprenaient 59 parlementaires, dont 20 de l’opposition. Une exposition sur le coût humain du terrorisme a été organisée dans 17 pays. Elle a eu lieu aux Nations Unies et au Congrès des États-Unis. En juillet 2025, les États-Unis ont désigné le TRF comme Organisation terroriste étrangère.

Pour le Burkina Faso, l’Opération Sindoor illustre un principe important. Chaque nation souveraine a le droit de protéger ses citoyens contre le terrorisme. L’Inde et le Burkina Faso connaissent le coût humain du terrorisme. Des familles brisées et des attaques contre des civils sont des réalités partagées. L’Inde comprend les sacrifices du peuple burkinabè. La résilience des forces de sécurité burkinabè reflète celle des forces indiennes. L’Opération Sindoor a créé une nouvelle référence dans la lutte contre le terrorisme transfrontalier. Un an après, le message de l’Inde reste clair : le terrorisme ne doit pas triompher.

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