Lomé accueille depuis le lundi 4 mai 2026 les travaux du Comité des experts de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Cette réunion prépare une session spéciale des ministres des Finances prévue en fin de semaine. Le sujet principal est la réforme du financement de l’institution. C’est la première fois qu’une telle session se tient depuis près de vingt ans.
L’OHADA a été créée en 1993. Elle regroupe 17 pays. Son but est d’améliorer le climat des affaires et de renforcer la sécurité juridique dans ses États membres. Bien qu’elle soit une organisation juridique, elle joue aussi un rôle économique important. Elle aide à structurer les marchés et soutient les politiques de développement. Aujourd’hui, elle fait face à des contraintes de ressources qui limitent son action.
« C’est une organisation très importante qui ne concerne pas simplement le ministère des Finances et le ministère de la Justice. Cela concerne tous les ministères impliqués dans le développement économique et social », a déclaré Prof Mayatta N’Diaye Mbaye, Secrétaire permanent de l’OHADA.
Il a ajouté que le temps passé à chercher des financements réduit la capacité opérationnelle de l’organisation. Selon lui, l’OHADA doit être réactive, efficace et performante. Ces défis nécessitent des moyens adaptés.
Les travaux en cours examinent des propositions issues d’une étude financée par l’Agence française de développement (AFD). L’objectif est de définir un modèle de financement plus stable. Ce modèle doit garantir l’autonomie et l’efficacité de l’institution.
À l’ouverture des travaux, Akou Mawussé Adetou Afidenyigba, représentant le ministre des Finances et du Budget du Togo, Essowè Georges Barcola, a rappelé que l’OHADA a assaini l’environnement juridique des entreprises et stimulé l’investissement. Malgré ces acquis, les mécanismes de financement actuels, comme le fonds de capitalisation et les contributions des États, montrent leurs limites. Les conclusions du Comité des experts seront soumises aux ministres des Finances. Ces derniers devront trancher sur les réformes à engager.
Le Togo, 15e mondial et 1er africain sur l’indicateur Création d’entreprises du Doing Business 2020, poursuit sa dynamique réformatrice. Le pays a mis en place de nombreuses réformes pour améliorer l’exécution des contrats, le commerce transfrontalier, l’obtention de permis de construire, le raccordement à l’électricité et à l’eau, le transfert de propriété, la passation des marchés publics et le paiement des taxes et impôts. Ces réformes visent à améliorer l’environnement des affaires et à attirer les investisseurs.






