La région de Tillabéri connaît une recrudescence des violences. Les groupes armés y multiplient leurs actions. La situation sécuritaire reste très fragile.
Des militants de la branche d’Al-Qaida, le Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin, ont lancé deux assauts de grande ampleur. Ces attaques ont visé des postes militaires à Kirtachi et Garmois. Plus de cent soldats nigériens ont perdu la vie. Sept autres ont été capturés.
Parallèlement, les combattants de l’État Islamique intensifient leurs opérations. Ils opèrent dans la partie nord de Tillabéri. Ils organisent des embuscades contre les patrouilles de l’armée. Ils coupent également les routes logistiques.
Ces événements révèlent les faiblesses du système de défense nigérien. Les forces armées du Niger soutiennent activement leurs alliés maliens. Elles le font dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel. Cette aide consomme des ressources importantes.
Le commandement militaire peine à contenir les assauts sur son propre sol. La région de Tillabéri se rapproche dangereusement de Niamey. Elle devient une zone frontalière instable. La capitale n’est plus à l’abri.
Les autorités locales déploient des opérations limitées. Mais les groupes radicaux concentrent leurs forces pour frapper. La précarité de la situation s’aggrave chaque mois.
La comparaison avec le Mali reste pertinente. La situation au Niger n’atteint pas le même niveau de tragédie. Cependant, les signaux d’alarme sont nombreux. Les attaques de mai confirment cette tendance.
Les observateurs notent une exacerbation printanière des violences. Les mois à venir seront déterminants pour la sécurité de la région. Les efforts de l’Alliance du Sahel devront s’intensifier.






