Niger officialise son retrait définitif de la CPI

Le Niger a notifié son départ de la Cour pénale internationale. La CPI a reçu cette confirmation le jeudi 18 juin. L’annonce officielle a été faite mardi 23 juin. Ce retrait marque une rupture avec la justice pénale internationale.

Cette décision fait suite à une déclaration commune. En septembre 2025, le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient annoncé leur intention. Ces trois pays sont dirigés par des juntes militaires. Elles sont issues de coups d’État successifs.

Le Niger devient ainsi le premier des trois États à finaliser la procédure. Les autorités nigériennes ont envoyé un document officiel à La Haye. La CPI a confirmé la réception de cette notification.

Les relations entre ces pays et la Cour s’étaient dégradées. Les gouvernements militaires accusaient la CPI de partialité. Ils estimaient que la justice internationale ciblait injustement l’Afrique. Le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient dénoncé le Statut de Rome.

Ce texte fondateur de la CPI a été signé en 1998. Le Niger l’avait ratifié en 2002. Le retrait prend effet un an après la notification. La Cour ne pourra plus ouvrir d’enquêtes sur le territoire nigérien.

Les experts juridiques s’interrogent sur les conséquences. Les crimes commis avant le retrait restent sous juridiction. La CPI peut encore poursuivre des affaires en cours. Mais les nouvelles violations ne seront plus jugées à La Haye.

D’autres pays africains ont déjà quitté la Cour. Le Burundi s’est retiré en 2017. La Gambie et l’Afrique du Sud avaient menacé de faire de même. Mais elles sont finalement restées membres.

Le Niger est confronté à des défis sécuritaires importants. Des groupes armés mènent des attaques dans le pays. La justice nationale devra désormais traiter ces crimes. Les organisations de défense des droits humains s’inquiètent. Elles craignent une impunité accrue.

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