Niger interrompt la diffusion de dix médias français

Le gouvernement du Niger a ordonné une suspension immédiate des activités de dix médias français. Cette mesure concerne la radiodiffusion et le travail de ces organes de presse sur le territoire national. La liste comprend France 24, RFI, TV5 Monde, l’AFP, Jeune Afrique et Mediapart. D’autres médias figurent également dans cette interdiction.

Les autorités nigériennes reprochent à ces médias d’avoir diffusé des documents à plusieurs reprises. Selon elles, ces contenus menacent l’ordre public, l’unité nationale et la cohésion sociale. Les mêmes documents porteraient atteinte à la stabilité des institutions publiques. L’interdiction s’applique à la diffusion par satellite et par câble. Elle concerne aussi les plates-formes numériques, les sites Web et les applications mobiles.

Cette décision s’inscrit dans un contexte régional marqué par un sentiment anti-français croissant. Le Mali et le Burkina Faso avaient déjà pris des mesures similaires auparavant. Les trois pays du Sahel adoptent une position commune face à certains médias étrangers. Les autorités justifient ces actions par la nécessité de protéger la souveraineté nationale.

Les médias concernés n’ont pas encore réagi officiellement à cette annonce. La suspension pourrait affecter l’accès à l’information pour les populations locales. Les journalistes français présents au Niger doivent désormais cesser leurs activités. Les correspondants des médias interdits ne peuvent plus travailler depuis Niamey.

Cette mesure intervient après plusieurs mois de tensions diplomatiques entre le Niger et la France. Les relations entre les deux pays se sont dégradées depuis le coup d’État de juillet 2023. Les autorités nigériennes accusent régulièrement les médias français de partialité. Elles estiment que ces derniers favorisent une vision occidentale des événements.

L’interdiction pourrait avoir des conséquences sur la couverture médiatique de la région. Les agences de presse internationales devront trouver des alternatives pour informer. Les réseaux sociaux restent accessibles, mais leur utilisation est surveillée. Les organisations de défense de la liberté de la presse ont exprimé leur inquiétude.

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