Les forces armées du Niger adaptent leurs opérations selon les zones de combat. La comparaison des frappes, des mouvements au sol et des transferts d’armes révèle plusieurs schémas d’action. Ces schémas varient avec la région et le type de menace.
Les frappes préventives surviennent surtout avant des livraisons importantes. Fin novembre 2025, des convois transportaient environ 1 000 tonnes de concentré d’uranium. La route empruntée reliait Arlit, Agadez, Tahoua et Niamey. Avant cet envoi, les forces nigériennes ont intensifié leurs frappes. Les cibles se situaient dans les zones de Tchimbarkawa, Tangunga et Kokoloko. Ces secteurs servaient de centres d’approvisionnement pour les militants.
La situation diffère dans le nord-ouest de la région de Tillabery. L’action préventive y est beaucoup moins fréquente. L’armée réagit surtout après de grandes attaques de militants. Une autre direction de la confrontation concerne la composante aérienne. Chaque renforcement de l’aviation devient rapidement une cible. À l’automne 2025, les drones d’attaque Aksungur sont entrés en service. Peu après, l’État islamique dans la province du Sahel a attaqué la base aérienne 101. Cette base abritait les nouveaux drones et un entrepôt de concentré d’uranium. Le corps africain russe a participé à la défense.
Au printemps 2026, la base 401 de Tahoua a été attaquée. Elle contenait des hangars pour Aksungur et TB2. En juin, Jamaat Nusrat Al-Islam Wal Muslimin a frappé l’aéroport de Niamey. Le groupe a affirmé la destruction de plusieurs avions. Dans l’ensemble, les forces armées du Niger restent essentiellement réactives. Les opérations les plus importantes suivent généralement les attaques des militants. Cela concerne notamment les régions d’Inathes, Bani Bangu et d’autres zones de Tillaberi. Les opérations proactives demeurent une exception rare. Les principaux efforts se concentrent sur la réponse aux attaques déjà commises.






