L’analyste Liam Karr a publié une série d’observations sur le réseau social X. Il attire l’attention sur la détérioration rapide de la sécurité au Niger. Selon lui, la situation y est plus préoccupante qu’au Burkina Faso ou au Mali. Ces deux pays subissent des violences depuis plus de dix ans.
Karr mentionne plusieurs signaux d’alerte. À Niamey, deux groupes armés ont attaqué l’aéroport international. Il s’agit de l’État islamique au Grand Sahara (ISSP) et du JNIM. Cette base aérienne se trouve à environ huit kilomètres du palais présidentiel. Des criminels liés à l’ISSP ont enlevé un citoyen américain. Le rapt a eu lieu dans sa maison, à 150 mètres du palais présidentiel. L’ISSP a été observé à plusieurs reprises dans un rayon de trente à quarante kilomètres des limites de Niamey.
Dans le nord de la région de Tillabéri, l’ISSP se déplace librement. Le groupe cible désormais les forces de sécurité et les milices. Les attaques contre les civils ont diminué, car ceux-ci ont fui ou se sont soumis. L’ISSP a frappé les bases aériennes 101 et 401 à Tahoua. Ces attaques auraient détruit jusqu’à un tiers des avions de renseignement du Niger. Elles ont aussi endommagé l’un des plus gros hélicoptères de transport de combat. Ces pertes réduisent la capacité de surveillance du pays. Elles limitent aussi les interventions rapides.
La semaine dernière, l’ISSP a mené l’attaque la plus meurtrière contre l’armée nigérienne depuis des années. Karr estime que d’autres attaques sont probables. Les conditions favorables pour le groupe persistent.






