La chanteuse Nabalüm a organisé une conférence de presse le 29 mai 2026 à Ouagadougou. Elle est rarement présente dans les médias. Ce jour-là, elle a souhaité renforcer ses liens avec les journalistes. Lefaso.net a recueilli ses propos sur son parcours et ses projets.
Nabalüm explique avoir choisi la musique par passion. Elle affirme qu’elle ne peut pas passer une journée sans chanter. Son rêve professionnel remonte à 2016. Dix ans plus tard, elle est toujours active sur la scène musicale burkinabè. Elle a compris que ce métier n’était pas simple. Aujourd’hui, elle poursuit son chemin avec détermination. Elle estime avoir gagné une place dans le paysage musical du pays.
Parmi ses souvenirs heureux, elle cite son premier grand concert à Paris. En juin 2016, elle est arrivée au Burkina Faso. Deux mois après la sortie de la chanson « M’yamê », le public l’avait largement adoptée. Le titre passait à la radio, à la télévision et dans les lieux publics. Cet accueil l’a profondément touchée.
Elle garde aussi un souvenir fort de son concert au Soudan. Plus d’un millier de personnes étaient présentes. Un écran avait été installé à l’extérieur pour ceux qui ne pouvaient pas entrer. Ce pays connaît une crise sécuritaire et humanitaire. Les spectacles y sont rares. Nabalüm a ressenti une connexion intense avec le public. Elle chantait surtout en mooré, une langue que la plupart des spectateurs ne comprenaient pas. Malgré cela, ils étaient réceptifs à la musique et à l’émotion.
Elle a vécu des expériences similaires au Burkina Faso, à Abidjan lors du Marché des arts du spectacle africain (MASA), à Djibouti et ailleurs. Ces moments de partage donnent la force de continuer malgré les difficultés.
Les souvenirs difficiles sont liés à la perte d’illusions. Au début, elle imaginait que tout serait simple et harmonieux. Avec le temps, elle a découvert que le milieu artistique connaît des coups bas et parfois de la méchanceté. Elle préfère ne pas s’attarder sur ces aspects. Elle choisit de se concentrer sur ce qui la fait avancer. La plus grande épreuve a été cette désillusion : abandonner sa naïveté, ouvrir les yeux sur les réalités du métier et trouver le courage de progresser.
« J’évite la vulgarité et les messages susceptibles d’égarer, par conviction », a déclaré Nabalüm lors de sa conférence de presse.






