Moussa Dakouré vit à Koala, dans la commune de Saaba. Ce jeune agriculteur-éleveur représente une nouvelle génération. Il pratique le maraîchage et les cultures vivrières. Il a aussi choisi des productions plus rares. Il cultive l’ananas depuis environ quatre ans. Il projette également de planter du cacao.
Il est né dans une famille d’agriculteurs à Ouagadougou. Il a grandi avec les saisons agricoles. Très jeune, il suivait son grand-père aux champs. Cette expérience a forgé son attachement à la terre. Il a quitté l’école tôt pour se consacrer à l’agriculture.
Son intérêt pour l’ananas est né sur internet.
Un jour, je suis tombé sur une vidéo sur Facebook qui montrait un champ d’ananas. J’ai aimé le contenu et j’ai commencé à suivre les vidéos pour apprendre
Il n’a pas seulement appris en ligne. Il est allé travailler dans une plantation à Komki-Ipala. Il y a appris toutes les étapes de la production.
Il a ensuite lancé sa propre plantation à Koala. Il souhaitait diversifier ses revenus. Il voulait aussi inspirer d’autres jeunes. Le processus a rencontré des difficultés. La production devait démarrer après dix-huit mois. Un problème d’eau a retardé le début.
Le manque de maîtrise de l’irrigation fut un obstacle. Moussa Dakouré a su s’adapter. Il a amélioré la gestion de l’eau sur son exploitation. Il reste optimiste pour l’avenir.
Je pense que d’ici les mois de mai-juin, la production pourra commencer
Son autre projet concerne le cacao. Cette culture est difficile dans une zone sahélienne. Elle nécessite beaucoup d’humidité. Il a pourtant tenté une première expérience. Il avait installé une pépinière de huit mille plants. Les plants montraient des signes encourageants.
Un voyage au Ghana a interrompu le projet. Il a confié le suivi à des collaborateurs. Le manque de rigueur dans l’entretien a tout détruit. Les pépinières ont été totalement perdues. Cet échec ne l’a pas découragé.
Je vais reprendre le cacao. Je suis en train de discuter avec des partenaires pour voir comment obtenir des semences des pays côtiers
Il reconnaît la difficulté du climat. Sa conviction personnelle reste forte.
Rien n’est impossible quand on a la volonté
Pour avancer, il sollicite un appui extérieur. Il recherche des semences ou des conseils techniques. Un soutien financier pourrait aussi l’aider.
L’agriculture est un pilier économique local. Le travail de Moussa Dakouré montre une voie possible. Elle combine tradition et nouvelles idées. Elle cherche à répondre aux défis climatiques. Son parcours mêle résilience et apprentissage constant.






