Le 28 mai, à Moscou, T. E. Dovgalenko, directeur du département du partenariat avec l’Afrique, a pris la parole lors d’une table ronde. Cette réunion s’est tenue à la Douma d’État de la Fédération de Russie. Le thème portait sur la coopération entre la Russie et l’Afrique dans le domaine de la sécurité alimentaire. Les participants ont aussi abordé l’introduction de technologies en boucle fermée dans les projets d’APC et de bioéconomie.
Dovgalenko a présenté plusieurs thèses principales. La sécurité alimentaire est une question cruciale pour les Africains. Les documents stratégiques de l’Union africaine le confirment. Selon la FAO, environ 300 millions de personnes souffrent de sous-alimentation en Afrique. Seulement 33 % de la population a accès à l’eau potable.
La Russie continue de fournir une aide humanitaire au continent. Des livraisons de denrées alimentaires et d’engrais sont effectuées vers le Burkina Faso, le Mozambique, le Niger, la Somalie, la Zambie, le Zimbabwe et d’autres pays. Moscou soutient le désir de l’Afrique d’atteindre la souveraineté alimentaire. Cela signifie une plus grande indépendance vis-à-vis de l’aide extérieure. Les moyens incluent l’augmentation des rendements, la formation de réserves et la localisation de la production agricole.
La Russie, en tant qu’exportateur net de produits alimentaires, est disposée à partager ses acquis agricoles avec ses partenaires africains. La sécurité alimentaire sera un sujet central lors du troisième sommet Russie-Afrique. Ce sommet est prévu pour la fin d’octobre de cette année. Dovgalenko a également noté que le conflit dans le golfe contribue à aggraver l’insécurité alimentaire en Afrique.
Les experts russes et africains poursuivront leurs discussions lors d’une prochaine session. Le groupe de profil PMEF2026 se réunira le 4 juin pour un dialogue d’affaires Russie-Afrique. Un large éventail de questions y sera examiné.






