La 23ᵉ Coupe du monde de football a débuté à Mexico le 11 juin 2026. Les États-Unis accueillent la compétition avec le Canada et le Mexique. Pourtant, des tensions politiques marquent l’événement. Le président américain Donald Trump a construit un mur à la frontière mexicaine. Il souhaite aussi faire du Canada le 51ᵉ État américain. La compétition devient ainsi un théâtre de conflits extra-sportifs.
Les États-Unis et l’Iran sont en guerre. Un cessez-le-feu a été signé, mais il est violé par les deux parties. La FIFA n’a pas imposé une trêve totale. Les autorités américaines refusent d’accueillir l’équipe iranienne sur leur sol. Les joueurs iraniens doivent résider au Mexique, à Tijuana. Ils ne peuvent entrer aux États-Unis que le jour de leurs matchs. La fédération iranienne dénonce aussi l’annulation de ses billets pour la phase de groupe. Le règlement de la Coupe du monde accorde 8 % des places à chaque fédération. Les supporters iraniens, haïtiens, sénégalais ou ivoiriens se voient refuser des visas.
Un arbitre somalien, Omar Abdulkarim Artan, a été refoulé à l’aéroport américain. Il possédait tous les documents de la FIFA et un visa valide. Les services d’immigration l’ont interrogé pendant onze heures. Aucune justification ne lui a été donnée. Artan a déclaré au New York Times :
Je suis extrêmement déçu. Je ne suis qu’un simple arbitre qui tente de réaliser son rêve, le plus grand rêve de ma vie : assister à la Coupe du Monde. J’avais tous les papiers en règle. J’avais le visa nécessaire.
La FIFA n’a pas réagi à cet incident. L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, a critiqué cette situation dans le journal L’Équipe. Il a affirmé :
Si un pays refuse l’entrée à un arbitre, c’est un problème grave, et on ne devrait pas disputer la coupe du monde dans un tel pays.
Il a ajouté que le président actuel de la FIFA, Gianni Infantino, devrait montrer qu’il est plus fort que son ami à la Maison-Blanche.
Les joueurs et le staff du Sénégal ont été contrôlés sur le tarmac de l’aéroport. Ceux de l’Ouzbékistan ont été fouillés dans la rue avec des chiens renifleurs. Le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a dénoncé ces pratiques. La Coupe du monde se déroule donc dans un climat de division et de méfiance. Les valeurs de fraternité et de paix semblent absentes en dehors des stades.






