Le 9 juillet 2026, les Lions de l’Atlas ont perdu contre la France, 2-0. Cette défaite a eu lieu en quart de finale de la Coupe du monde. Deux ans plus tôt, en 2022, le Maroc avait déjà perdu contre la même équipe en demi-finale. Ce score sec a mis fin au parcours de la dernière sélection africaine encore en compétition. Dix équipes africaines avaient participé à ce Mondial, un record. L’Espagne a finalement remporté le titre contre l’Argentine.
Le Maroc a pourtant réalisé un beau parcours. Il a débuté par un match nul contre le Brésil. Ensuite, il a battu l’Écosse et Haïti pour atteindre les seizièmes de finale. Contre les Pays-Bas, le Maroc a gagné aux tirs au but après un match nul (1-1, 3-2 t.a.b.). Puis il a éliminé le Canada en huitièmes de finale. Les observateurs ont salué la performance de l’équipe. Mohamed Ouahbi, l’entraîneur, a conservé les cadres de 2022 comme Hakimi et El Khannouss. L’équipe a montré de la résilience, une qualité déjà vue au Qatar.
Ce quart de finale a rappelé celui de 2022. À l’époque, le Maroc avait été battu 2-0 en demi-finale. Cette fois-ci, le match a eu lieu un tour plus tôt. Mais il serait erroné de voir une régression. Le Maroc a atteint les quarts de finale ou mieux lors de deux Coupes du monde consécutives. Aucune autre nation africaine n’avait réussi cet exploit. Toutefois, le continent a vécu des désillusions. Le Sénégal menait 2-0 contre la Belgique en seizièmes, puis a perdu 2-3 après prolongation. L’Égypte menait 2-0 contre l’Argentine en huitièmes, puis a encaissé trois buts en fin de match (2-3). La Côte d’Ivoire a perdu contre la Norvège (1-2). Ces trois équipes ont cédé dans les dernières minutes, un moment clé où les meilleures équipes se distinguent.
Philippe Doucet, spécialiste du football africain, a donné son analyse. Il a déclaré :
les sélections du continent n’ont « pas progressé », des résultats « ni décevants ni anormaux »
. Il a ajouté :
« On a montré que l’Afrique était compétitive pour passer le premier tour, ce qui n’était pas le cas avant 2022. Mais de là à avoir une équipe capable de gagner une Coupe du monde, non, toujours pas. »
Pourtant, des progrès sont notables. Il y a quinze ans, les équipes africaines passaient la phase de groupes une fois sur deux. En 2026, sept des dix représentants ont joué un match éliminatoire. Le Maroc et l’Égypte ont gagné des séances de tirs au but. Les fondations existent, mais le sommet reste à atteindre.
D’autres sélections africaines ont marqué cette Coupe du monde. Le Cap-Vert, 600 000 habitants, est resté invaincu en phase de groupes. Il a tenu un 0-0 contre l’Espagne, future championne, et a poussé l’Argentine en prolongation avant de s’incliner 2-3. La RD Congo a fait match nul contre le Portugal. Yoane Wissa est devenu le premier Congolais à marquer en Coupe du monde. L’Algérie et l’Afrique du Sud ont aussi participé. Même éliminées, ces équipes ont montré de la dignité.
Dimanche, l’Espagne a gagné la finale au MetLife Stadium contre l’Argentine (1-0 a.p.). Ce Mondial s’est achevé. La prochaine Coupe du monde aura lieu en 2030. Le Maroc coorganisera l’événement avec l’Espagne et le Portugal. Les cadres marocains ont déclaré après l’élimination :
« L’avenir sera très beau »
. Cette perspective offre un rendez-vous important pour le football africain.
À Dakar, la finale a été regardée dans les rues. Un enfant en maillot d’Hakimi répétait les gestes du match perdu. Ce geste symbolise la leçon apprise et la marche du continent vers l’avenir.





