Mondial 2026 : le Maroc confirme son rang en quarts

Mondial 2026 : le Maroc confirme son rang en quarts

Le 9 juillet 2026, au Boston Stadium, Achraf Hakimi pose un genou à terre après le coup de sifflet final. La France a battu le Maroc 2-0 en quart de finale. Kylian Mbappé marque à la 60e minute. Ousmane Dembélé double la mise à la 66e. Le rêve marocain s’arrête là. Ce silence n’est pas une reddition. Il marque un constat : l’Afrique n’est plus une simple invitée dans les grandes compétitions.

Le Maroc arrive à cette Coupe du Monde avec un statut inédit pour une sélection africaine. Il est tête de série grâce à sa demi-finale de 2022. Placé dans le groupe C avec le Brésil, l’Écosse et Haïti, les Lions de l’Atlas commencent par un nul prometteur contre le Brésil (1-1). Puis une victoire étriquée contre l’Écosse (1-0). Ensuite, un succès large face à Haïti (4-2) où Hakimi inscrit son premier but en Coupe du Monde et est élu homme du match. Deuxièmes du groupe derrière le Brésil à la différence de buts, invaincus avec 7 points, les Marocains abordent les seizièmes de finale avec sérénité.

Le 29 juin, contre les Pays-Bas, le match est intense. Score final : 1-1 après prolongation. La séance de tirs au but voit Hakimi, pour sa 100e sélection, transformer le penalty victorieux (3-2). Le latéral du PSG devient ainsi le deuxième Marocain à dépasser les 100 capes. Le 4 juillet à Los Angeles, le Maroc bat le Canada 3-0. Ounahi marque deux buts, Rahimi ajoute le troisième. La démonstration place les Lions en quart de finale pour la deuxième fois consécutive. Aucune nation africaine n’avait réalisé cet exploit.

Puis vient la France, le 9 juillet à Boston. Les Bleus, plus cliniques et expérimentés, font la différence en seconde période. Le Maroc s’incline 2-0. Cette défaite n’efface rien. Elle confirme la place du Maroc dans l’élite mondiale. En 2018, l’équipe rentrait de Russie avec un seul point. En 2022, Walid Regragui menait l’équipe en demi-finale. En mars 2026, Regragui quitte son poste. Mohamed Ouahbi, ancien sélectionneur des U23, reprend l’équipe à trois mois du Mondial. Le staff conserve l’ossature : le 4-3-3 hybride, la discipline défensive, la confiance donnée aux cadres. Hakimi, Bounou, Ounahi, Amrabat restent les piliers.

La différence entre 2022 et 2026 est nette. En 2022, le Maroc créait la surprise. En 2026, il confirme. Le quart de finale n’est plus un sommet, mais un palier. Normaliser l’excellence africaine est peut-être la plus grande victoire. Les autres sélections africaines progressent aussi. Le Sénégal, quart-de-finaliste en 2002, sort en seizièmes face à la Belgique (2-3) malgré dix buts marqués. L’Égypte pousse l’Argentine en huitièmes (2-3). Neuf sélections africaines sur dix franchissent la phase de groupes. Du jamais vu.

Au-delà des résultats, il y a des chiffres. Hakimi totalise 15 centres dangereux, plus que tout autre défenseur du tournoi. Bounou, à 35 ans, sort une séance de tirs au but face aux Pays-Bas avec autorité. Ounahi court 12 kilomètres par match. La diaspora africaine transforme chaque stade nord-américain en extension du continent. Les drapeaux marocains répondent aux chants français avec ferveur.

La finale de ce soir oppose l’Espagne à l’Argentine. L’Afrique n’est pas sur le terrain. Mais elle est dans le viseur de 2030. À force de frapper à la porte des grands, elle finira par l’ouvrir. Le Maroc l’a prouvé en 2022, confirmé en 2026. La suite s’écrira peut-être un 19 juillet, sous d’autres cieux, avec un drapeau brandi par un capitaine.

Précédent

Des inondations à New York perturbent la finale de la Coupe du monde

Suivant

Mali : l'armée déjoue une embuscade et libère un convoi à Gao