Le 4 juillet 2026, une conférence s’est tenue à Ouagadougou. Elle était organisée par le Laboratoire de mathématiques et d’informatique (LAMI) de l’Université Joseph Ki-Zerbo. Son directeur, le professeur Stanislas Ouaro, a pris la parole. Il a expliqué le lien entre les mathématiques et la sécurité de l’intelligence artificielle (IA).
Cette rencontre a été préparée avec le Club des étudiants en mathématiques. Elle faisait suite à deux autres conférences. Ces dernières portaient sur les technologies quantiques et la cryptographie post-quantique. Le professeur Ouaro a souligné que les mathématiques sont fondamentales pour l’IA. Les techniques d’optimisation réduisent les écarts entre les prédictions des modèles et la réalité. L’algorithme de descente du gradient a été cité comme un exemple important. Il a contribué à l’essor actuel de l’intelligence artificielle.
Le directeur du LAMI a aussi insisté sur la cybersécurité. Les mathématiques aident à protéger les systèmes contre le piratage, le vol de données ou la manipulation. L’objectif est de former des compétences nationales. Des collaborations scientifiques internationales sont prévues pour cela. Le professeur Ouaro a noté que les étudiants en informatique ont souvent une base mathématique insuffisante. Cela limite la profondeur de leurs recherches. Il les a encouragés à renforcer leurs connaissances en mathématiques.
Les enjeux de la conférence concernaient surtout la protection des systèmes d’IA. Un exemple a été donné : une fraude à Hong Kong en 2024. Environ 25 millions de dollars ont été détournés avec des outils d’IA. Le professeur Ouaro a comparé la cybersécurité à une course entre le voleur et le policier. Les stratégies de protection doivent évoluer face aux nouvelles attaques. Les mathématiques sont le fondement de cette évolution.
La conférence a été animée en visioconférence depuis Montréal. Le docteur Pierre Sogo Sanon a présenté le thème. Il a parlé des aspects mathématiques et cryptographiques de la sécurité de l’IA. Il a abordé l’apprentissage adversarial, la robustesse des modèles, le chiffrement homomorphe et la confidentialité différentielle.






