Le Maroc a annoncé avoir neutralisé une cellule terroriste en lien avec l’État islamique au Sahel. Cette opération est la deuxième du genre en 2026. Les autorités marocaines ont procédé à des dizaines d’arrestations ces dernières années. L’EI considère le Maroc comme un point de passage stratégique. Ce pays sert de soutien aux combattants étrangers et aux opérations externes. Il relie les branches africaines et européennes du groupe djihadiste.
La dernière cellule démantelée comprenait dix suspects. Ces individus ont été arrêtés dans sept villes différentes. Selon les services de sécurité, ils recevaient des instructions directes de la province de l’EI au Sahel, connue sous le nom d’ISSP. Les perquisitions ont permis de saisir des armes, du matériel de fabrication de bombes et une voiture modifiée. Les enquêteurs estiment que ces éléments devaient servir à préparer des attaques.
Depuis 2023, les forces de sécurité marocaines ont déjoué plusieurs dizaines de cellules liées à l’EI. Une partie de ces réseaux est connectée à l’ISSP. Certaines cellules opéraient à la fois au Maroc et en Espagne. Par exemple, en mars 2026, une cellule comprenait un membre basé à Majorque. Ce dernier planifiait une attaque imminente. Ces groupes ne se limitent pas à des actions violentes. Ils remplissent aussi des fonctions logistiques importantes.
Les recruteurs et facilitateurs de l’EI ont établi des couloirs de combattants étrangers entre l’Europe et le Sahel dès 2023. Plusieurs cellules avaient des membres qui fournissaient un soutien financier et logistique aux provinces africaines de l’EI. Ces activités montrent la persistance de la menace djihadiste dans la région. Le Maroc reste un acteur clé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique du Nord.






