Le Maroc a participé à la Coupe du Monde 2026 avec un statut à défendre. L’équipe était placée dans le Groupe C. Ses adversaires étaient le Brésil, l’Écosse et Haïti. Le parcours en phase de groupes a été solide. Les Lions de l’Atlas ont battu Haïti 3-0. Puis ils ont dominé l’Écosse 1-0. Enfin, ils ont obtenu un match nul 1-1 contre le Brésil. Le Maroc a totalisé sept points. Six buts marqués et trois encaissés. La différence de buts l’a privé de la première place. En seizième de finale, le Maroc a affronté les Pays-Bas. Le score était de 1-1 après le temps réglementaire. Les Marocains se sont imposés aux tirs au but 3-2. Le gardien Yassine Bounou a arrêté deux tentatives néerlandaises. Ensuite, en huitième de finale, le Canada a été éliminé 3-0. Brahim Diaz a réalisé deux passes décisives. Son autorité technique a rappelé ses performances de la CAN 2025. Le parcours s’est arrêté le 9 juillet 2026 à Boston. La France a gagné 2-0 avec des buts de Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé. La défense marocaine a tenu pendant quarante-cinq minutes. Deux actions individuelles ont fait la différence. Perdre contre un futur demi-finaliste n’est pas une honte.
Prenons du recul sur cette performance. En 2022, le Maroc de Walid Regragui avait atteint la demi-finale. C’était une première pour l’Afrique. En 2026, sous la direction de Mohamed Ouahbi, les Lions ont confirmé leur niveau. Ouahbi a été nommé le 5 mars 2026. Il avait remporté la Coupe du Monde U20 en 2025. Il est issu du centre de formation d’Anderlecht. Il a imposé un système en 4-2-3-1. Ce système était compact et discipliné. Les transitions étaient rapides et précises. Plusieurs cadres ont été laissés à la maison. Youssef En-Nesyri, héros de 2022, n’a pas été sélectionné. Hakim Ziyech et Sofiane Boufal étaient absents. Une nouvelle génération a pris la relève. Elle s’appuie sur la victoire à la CAN 2025. Achraf Hakimi, capitaine de 27 ans, a dirigé l’équipe avec autorité. Brahim Diaz, meilleur buteur de la CAN 2025, a confirmé son rôle offensif. Sofyan Amrabat a contrôlé le milieu de terrain. Noussair Mazraoui a sécurisé le couloir gauche. Le chemin parcouru depuis 1990 est immense. Le Cameroun avait battu l’Argentine cette année-là. En 2002, le Sénégal avait vaincu la France. En 2010, le Ghana avait pleuré la main de Suárez. En 2022, le Maroc avait battu le Portugal et l’Espagne. En 2026, il a réédité une performance remarquable. Ce n’est plus l’exploit qui définit l’Afrique. C’est la régularité.
Le tableau continental offre une perspective plus large. Dix sélections africaines se sont qualifiées. C’est un record absolu, grâce au format à 48 équipes. Neuf d’entre elles ont atteint les seizièmes de finale. L’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, la RD Congo, le Sénégal et l’Afrique du Sud y sont parvenus. Seule la Tunisie a été éliminée dès les phases de groupes. Les autres sont tombées avec honneur. Le Sénégal a perdu 2-3 contre la Belgique après prolongation. Le but décisif a été encaissé à la 117e minute. Le Cap-Vert a tenu tête à l’Argentine pendant 85 minutes. Le score final était de 2-3. L’Afrique du Sud s’est inclinée 0-1 face au Canada. La Côte d’Ivoire a perdu 1-2 contre la Norvège. L’Algérie, le Ghana et la RD Congo ont tous été éliminés au premier tour. L’Égypte a survécu un tour. Elle a battu l’Australie aux tirs au but. Puis elle a perdu contre l’Argentine en huitième. Une génération arrive, une autre s’installe.
Et maintenant, le Maroc co-organisera la Coupe du Monde 2030. L’Espagne et le Portugal seront les autres hôtes. C’est une première pour l’Afrique du Nord. Dans six ans, l’équipe aura une ossature solide. Les joueurs comme Hakimi, Diaz, El Khannouss, Ounahi et Saibari auront entre 28 et 32 ans. Ils seront en pleine maturité. Le coach Ouahbi, âgé de 49 ans en 2030, aura affiné son projet. La perspective est impressionnante. La CDM 2026 restera celle de la confirmation. L’Afrique n’est plus une surprise. Elle est une force installée dans le football mondial. Il manque encore une demi-finale ou une finale. Mais la régularité est acquise. Le Maroc l’a prouvé deux fois de suite. La question désormais n’est plus de savoir si l’Afrique peut réussir. Elle est de savoir qui soulèvera le trophée en 2030.





