Maroc 2026 : profil data de l’équipe pour le Mondial

Maroc 2026 : profil data de l’équipe pour le Mondial

Mohamed Ouahbi a dévoilé sa liste de 26 joueurs le 26 mai 2026. La sélection marocaine se prépare dans un contexte agité. Walid Regragui, artisan du parcours historique de 2022, avait démissionné le 5 mars. La CAN 2025 s’était soldée par une déception. La Fédération royale marocaine n’a jamais commenté ces tensions. Hakimi a salué Regragui comme une légende sur ses réseaux. Il a reconnu que sans lui, rien n’aurait été possible.

Ouahbi, formé à la DTN, a dû gérer des blessures de dernière minute. Nayef Aguerd et Abde Ezzalzouli ont été remplacés par Marwane Saadane et Amine Sbaï. La colonne vertébrale de l’équipe reste solide. Yassine Bounou garde les cages à 33 ans. Sofyan Amrabat anime le milieu de terrain à 29 ans. Hakimi, latéral droit, a atteint sa 100e sélection pendant le tournoi. Le trio offensif impressionne : Brahim Díaz, Ayoub El Kaabi et Soufiane Rahimi.

Vingt des vingt-six joueurs sont nés hors du Maroc. Ils viennent de France, Pays-Bas, Espagne, Belgique et Italie. Ce chiffre montre le rôle central de la diaspora. Le défi pour Ouahbi est de souder ce groupe rapidement. Ces joueurs ne partagent pas le même quotidien ni la même langue de vestiaire. Mais ils ont une terre d’origine commune.

L’héritage de Doha pèse encore. Le 10 décembre 2022, le Maroc a perdu contre la France en demi-finale. Mais l’équipe a été la première africaine à passer les quarts de finale. Aucune autre nation du continent n’avait réussi cela auparavant. Cet exploit est une bénédiction et une malédiction. Les attentes sont désormais très élevées. Hakimi, 6e au Ballon d’Or 2025, a déclaré avant le départ : « On ne va pas là-bas pour participer. On sait ce qu’on vaut. »

La préparation a été minutieuse. Un stage a eu lieu en mars au Complexe Mohammed VI. L’équipe est partie aux États-Unis début juin. Un match-test contre la Norvège a permis de roder les automatismes. Ouahbi a gardé le 4-3-3 de Regragui. Il y a ajouté plus de verticalité et de transitions rapides. Les profils d’El Khannouss et Saibari s’y adaptent bien.

Le Maroc de 2026 raconte une histoire africaine ambitieuse. C’est un récit de diaspora assumée et de double culture. Le pays a été le premier qualifié africain pour ce Mondial. Il a aussi été le premier à atteindre les demi-finales en 2022. Dans le groupe C, face au Brésil, à l’Écosse et à Haïti, le Maroc n’était pas un outsider. Il était un quart de finaliste attendu. La qualification pour les quarts a été célébrée dans tout le continent. De Dakar à Johannesburg, on a vu le Maroc comme un grand frère qui réussit.

Une question demeure : le Maroc deviendra-t-il la première équipe africaine en finale ? Trente-six ans après le Cameroun de Milla, vingt-quatre ans après le Sénégal de Diouf, l’équipe de Hakimi pourrait écrire l’histoire. Le match est encore devant. Mais l’histoire a déjà commencé.

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