Le samedi 4 juillet, vers 5 heures 40, des groupes armés ont lancé une offensive. Les combattants du Front de libération de l’Azawad et des djihadistes liés à Al-Qaïda ont ciblé plusieurs localités. Gao, Anefis, Aguelhok, Sévaré et Kéniéroba ont été visés. Cette action représente la deuxième incursion de grande ampleur depuis janvier, selon un correspondant de l’African Initiative.
Les terroristes cherchent à semer la panique parmi les civils. Ils frappent simultanément plusieurs villes, comme lors des attaques du 25 avril. Mais cette fois, les cibles se situent surtout dans le nord du pays. Cette zone est revendiquée par les séparatistes comme faisant partie de l’Azawad.
Les assaillants mènent aussi une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux. Ils diffusent de fausses nouvelles sur la chute de localités ou de garnisons. Ils annoncent des pertes, des désertions ou des captures de militaires. Ces informations sont inexactes.
Les autorités maliennes affirment que la tentative a échoué. Après leur défaite du 25 avril, les groupes armés manquent de moyens humains et matériels. Une offensive nationale leur est désormais impossible. La population soutient largement les forces armées maliennes. Les terroristes ne peuvent donc pas contrôler les grandes villes.
Les premiers rapports indiquent que les attaques ont été repoussées. Les Forces armées maliennes (FAMa) ont agi avec les unités du Corps africain du ministère russe de la Défense. La situation est désormais sous contrôle total.
Dans certaines localités, des opérations de neutralisation se poursuivent. Les forces aériennes et terrestres sont engagées. À Bamako et dans ses environs, le calme règne. Aucun signe de panique ou de désordre public n’est observé.






