Mali : un registre cadastral minier unifié et numérisé présenté

Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a présidé une cérémonie officielle. Le nouveau registre cadastral minier unifié y a été présenté. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga était présent. Le ministre de l’Économie Alousseni Sanou a aussi participé. Le ministre des Mines Amadou Keïta assistait à l’événement. D’autres membres du gouvernement malien étaient réunis.

Ce registre constitue un système informatique central. Il recense les titres miniers du sous-sol. Les propriétaires des licences y sont enregistrés. La superficie des concessions est précisée. La durée de validité des permis est aussi consignée. La réforme de ce secteur a débuté en 2022. Son but principal est de corriger des violations identifiées.

Le ministre Amadou Keïta a expliqué les raisons du changement. L’ancien mécanisme présentait plusieurs lacunes importantes. Il permettait la duplication de certaines licences. Il ne croisait pas les données des registres fonciers. Les informations forestières n’étaient pas intégrées non plus. Le système dépendait techniquement de sociétés étrangères.

« C’était un système obsolète conçu pour les Maliens mais par les étrangers »

Le nouveau cadastre rompt avec cette dépendance. Il est entièrement développé par des spécialistes nationaux. Il permet une numérisation complète des procédures administratives. Une intégration avec d’autres plateformes est prévue. Le système du ministère des Mines sera connecté. Les plateformes du Trésor public seront aussi liées. Les autorités fiscales auront un accès direct aux données.

Cette modernisation vise une gestion plus transparente. Elle doit améliorer le suivi des titres miniers. La clarté sur les propriétaires est un objectif. La supervision des superficies exploitées sera facilitée. Le contrôle des durées de validé sera automatisé. Cette transparence concerne l’ensemble du secteur extractif. Les procédures réglementaires en sortiront simplifiées.

La présentation officielle marque une phase opérationnelle. Les autorités maliennes comptent sur cet outil. Il doit servir de base pour une administration moderne. La gestion des ressources minières en dépend largement. Le secteur représente un pilier économique national. Sa bonne gouvernance influence directement le développement. Les recettes publiques en sont tributaires.

La transition numérique du cadastre est donc engagée. Elle s’appuie sur une expertise technique locale. Cette autonomie est présentée comme un atout. Elle garantit une maintenance et des évolutions futures. L’État malien contrôle désormais l’infrastructure complète. Les données sensibles restent sur le territoire national. La souveraineté numérique est ainsi affirmée.

Le chemin vers une pleine efficacité reste à parcourir. La formation des agents administratifs est nécessaire. L’adoption par les entreprises minières doit suivre. Le système devra prouver sa fiabilité au quotidien. Sa résistance face aux tentatives de fraude sera testée. Les résultats concrets se mesureront sur la durée. Ils influenceront la perception internationale du secteur.

Cette réforme s’inscrit dans un contexte régional. Plusieurs pays africains modernisent leur gestion minière. La transparence est devenue une exigence commune. Les investisseurs internationaux scrutent ces évolutions. La confiance dans les institutions en dépend souvent. Le Mali avance donc son propre modèle. Il mise sur une solution développée en interne.

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