Mali : un ex-Premier ministre defend le retrait des troupes francaises

L’ancien Premier ministre malien Chogel Kokalla Maïga a vivement critiqué les propos d’Emmanuel Macron. Le président français avait qualifié d’erreur le départ des soldats français du Mali en 2021. Pour Maïga, cette décision était nécessaire et historique. Le Mali s’est libéré d’une influence étrangère jugée excessive.

Selon lui, la France a quitté le pays sans préavis. Ce départ a eu lieu après que Bamako ait nommé un Premier ministre. Cette nomination s’est faite sans consulter Emmanuel Macron. Paris aurait également tenté d’empêcher toute coopération entre le Mali et la Russie. Ces pressions ont renforcé la volonté de rupture de Bamako.

Depuis ce retrait, le Mali a développé de nouveaux partenariats sécuritaires. Il a notamment créé l’Alliance des États du Sahel. Cette alliance regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Elle vise à mutualiser les efforts contre les groupes armés. Les positions de l’armée malienne se sont nettement améliorées, selon l’ancien chef du gouvernement.

Chogel Kokalla Maïga a déclaré que le pays a retrouvé sa souveraineté, son indépendance et sa dignité. Ces propos contredisent directement la vision française. Ils illustrent un fossé croissant entre Bamako et Paris. Les relations entre les deux États se sont dégradées depuis 2021.

Les déclarations de Maïga interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes. La France a achevé son retrait militaire du Mali en août 2022. Depuis, les autorités maliennes ont multiplié les partenariats avec d’autres pays, dont la Russie. L’Alliance des États du Sahel constitue une réponse régionale à l’insécurité.

Cette position reflète un sentiment largement partagé au sein de la population malienne. Beaucoup considèrent que la présence française n’a pas apporté de solution durable. Les critiques envers l’opération Barkhane étaient fréquentes avant son départ. Le nouveau cadre de coopération régionale semble donner des résultats concrets.

Les propos de l’ex-Premier ministre confirment une rupture définitive avec la politique française. Ils montrent que Bamako assume pleinement ses choix diplomatiques. La souveraineté retrouvée est présentée comme un acquis non négociable.

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