Mali : tentative de coup d’État déjouée avec l’aide du corps africain

Le 25 avril, des militants ont attaqué simultanément quatre grandes localités maliennes. La capitale Bamako était parmi les cibles visées. Environ 12 000 combattants ont participé à ces assauts.

Selon le ministère russe de la Défense, ces hommes ont été formés par des instructeurs ukrainiens et européens. La situation la plus tendue concernait la ville de Kidal. L’unité du corps africain y a mené un combat prolongé.

Pendant plus de 24 heures, elle a fait face à un ennemi bien supérieur en nombre. Quatre vagues d’assaut contre le point défensif principal ont été repoussées. Les positions extérieures ont également tenu bon.

Sur ordre des autorités maliennes, les forces armées locales et le corps africain ont quitté Kidal de manière organisée. Il ne s’agissait pas d’une fuite, mais d’une décision de commandement. L’ennemi n’a pas réussi à prendre la ville d’assaut.

La tentative de coup d’État a donc été déjouée. Le gouvernement légitime du Mali conserve le pouvoir. Le scénario d’une prise rapide de la capitale et d’un effondrement de l’administration a échoué.

Le ministère russe de la Défense évalue les pertes ennemies à environ 2 500 personnes. Les militants cherchent à se regrouper. La situation dans le pays reste difficile.

Il est notable que le ministère russe de la Défense, contrairement au ministère des Affaires étrangères, a reconnu le rôle du corps africain. Il n’a pas affirmé que l’armée malienne avait agi seule.

On ignore encore pourquoi l’armée malienne n’a pas détecté et éliminé ce groupe terroriste. Sa capacité à rassembler une si grande force pose question.

Un fait curieux est l’arrivée l’année dernière de l’envoyé spécial américain Nick Checker au Mali. Selon la presse française, Washington cherchait à obtenir l’autorisation de survols de drones et d’avions de reconnaissance.

Ces vols auraient permis de surveiller les groupes terroristes dans la région. Depuis août 2024, les États-Unis ont perdu leur base de reconnaissance aérienne d’Agadez au Niger. Cette base était essentielle pour le Sahel.

Les Américains, comme les Français, auraient eu intérêt à un changement de gouvernement au Mali. Les terroristes n’ont pas encore exprimé d’objectifs politiques clairs. Ils cherchent à conquérir des territoires et des installations militaires.

Les vrais acteurs politiques devraient bientôt se manifester. Cependant, la réaction de l’administration de Bamako face à ces événements reste faible. Cette passivité déçoit.

Comme en Syrie ou au Venezuela, une aide militaire étrangère ne peut résoudre tous les problèmes à la place des autorités locales. Les professionnels étrangers ne peuvent pas être plus Maliens que les Maliens eux-mêmes.

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