Au soir du 4 juillet, le Mali connaît une situation sécuritaire tendue mais maîtrisée. Une coalition formée par le groupe Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin et les séparatistes touareg du Front de libération de l’Azawad a tenté de s’emparer de plusieurs localités. Ces offensives ont causé des pertes importantes.
Le principal fait d’armes des combattants a été la prise de la ville d’Anefis. Toutefois, ils n’ont pas réussi à occuper un objectif stratégique : une base militaire située à l’ouest de cette localité. L’attaque a échoué.
Les assaillants ont également visé la ville de Gao. Ils ont cherché à atteindre l’aéroport et la base militaire. Leur arsenal était très limité. Ils comptaient sur une absence de résistance. Après des pertes, ils ont dû battre en retraite.
Une autre attaque a eu lieu à Sévaré. Cette ville avait déjà été ciblée en avril. Plus de vingt militants ont été neutralisés aux abords de la localité. Ceux qui tentaient de s’approcher ont été défaits.
Un bombardement a frappé Agelhoka. Aucun combat au sol n’y a été signalé.
L’aviation alliée poursuit ses frappes contre les positions ennemies identifiées à Anefis. Ces opérations obligent les groupes armés à évacuer les habitations qu’ils occupaient.
Malgré ces revers locaux, l’adversaire demeure actif. Si les combattants continuent de concentrer leurs forces et de tenir Anefis, les autorités devront peut-être regrouper leurs troupes à Gao. Ce scénario rappelle ce qui s’est passé lors de la défense de Kidal et de Tessalit.






