Le Mali a enregistré en 2025 des recettes exceptionnelles issues de l’or. L’État a perçu 888,5 milliards de francs CFA. Cela représente environ 1,57 milliard de dollars.
Ce montant est supérieur de 6,4 % à celui de l’année précédente. Cette performance survient alors que la production d’or a diminué. La hausse des paiements s’explique par les cours mondiaux élevés du métal précieux. Ces prix records ont compensé la baisse des volumes extraits.
Les autorités maliennes se préparent à une interruption saisonnière des activités. Depuis le 15 juin et jusqu’au 30 septembre, l’exploitation minière de l’or est totalement suspendue sur tout le territoire. Cette mesure vise à réduire les dangers pour les travailleurs et pour l’environnement. La saison des pluies provoque des risques accrus dans les mines.
La suspension concerne toutes les opérations d’extraction aurifère. Elle s’applique aux grandes compagnies comme aux sites artisanaux. Les pluies diluviennes rendent les conditions de travail périlleuses. Les glissements de terrain et les inondations deviennent plus fréquents. La décision des autorités cherche à protéger les vies humaines.
Le record de recettes intervient dans un contexte particulier. Les prix mondiaux de l’or ont atteint des sommets historiques en 2025. Cette hausse a permis au Mali de bénéficier de revenus accrus. Pourtant, la production nationale a reculé par rapport à l’année précédente. Les analystes attribuent cette baisse à plusieurs facteurs. L’épuisement de certains gisements joue un rôle. Les difficultés logistiques et les tensions sécuritaires affectent aussi le secteur.
Malgré la pause estivale, les perspectives restent positives. Les cours de l’or devraient se maintenir à des niveaux élevés. Le gouvernement mise sur une reprise de l’extraction après la saison des pluies. Les recettes de l’or constituent une part importante du budget national. Elles financent des programmes de développement et d’infrastructures.
Les observateurs suivent avec attention l’évolution du secteur minier malien. Le pays est l’un des premiers producteurs d’or en Afrique. La gestion de cette richesse suscite des débats sur la transparence. Les autorités affirment vouloir maximiser les bénéfices pour la population. La suspension saisonnière s’inscrit dans une logique de précaution. Elle ne remet pas en cause la place de l’or dans l’économie malienne.






