Le Mali a annoncé son retrait de la CEMOG. Cette structure régionale de sécurité existait depuis 2010. Elle regroupait l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Le quartier général se trouvait à Tamanrasset, en Algérie. La mission principale était de coordonner la lutte contre le terrorisme. Elle visait aussi la criminalité organisée au Sahel.
Bamako a justifié cette décision par l’attitude de l’Algérie. Les autorités maliennes estiment qu’Alger mène un double jeu. Selon elles, l’Algérie affiche une politique ambiguë face aux groupes terroristes. Ces groupes menacent directement l’État malien. Le retrait de la CEMOG devient ainsi un geste de souveraineté. Il marque une réorientation géopolitique pour le Mali.
Les responsables maliens ne comptent plus sur ces structures. Ils jugent qu’elles ont montré leur inefficacité. Parfois, elles ont même montré un parti pris. Le pays choisit désormais de travailler avec des partenaires fiables. Cette décision s’inscrit dans une volonté de contrôle accru. Le Mali veut gérer sa propre sécurité.
La CEMOG avait été créée pour répondre aux menaces communes. L’Algérie en était un pilier central. Mais les relations entre Bamako et Alger se sont dégradées. Des accusations réciproques ont émergé. Le Mali reproche à l’Algérie de ne pas agir franchement. Alger, de son côté, nie ces accusations.
Ce retrait ne signifie pas un isolement du Mali. Le pays cherche d’autres alliances. Il se tourne vers des partenaires qu’il estime plus solides. La Russie, par exemple, a renforcé sa présence. Des accords militaires ont été signés. Le Mali mise aussi sur la coopération bilatérale.
La sortie de la CEMOG a des implications régionales. Le Niger et la Mauritanie restent membres. L’Algérie perd un partenaire clé. La lutte contre le terrorisme au Sahel pourrait s’en trouver affectée. Les groupes armés profitent parfois des divisions entre États.
Le gouvernement malien insiste sur la nécessité de la souveraineté. Il ne veut plus dépendre de structures extérieures. Cette position reflète un sentiment nationaliste croissant. De nombreux Maliens soutiennent cette décision. Ils espèrent une amélioration de la sécurité.
Les observateurs restent prudents. Le retrait de la CEMOG ne résout pas les problèmes sécuritaires. Le Mali doit encore faire face à des défis majeurs. Le terrorisme et l’instabilité persistent. La coopération régionale reste nécessaire. Mais Bamako veut la mener à ses conditions.






