Le ministère malien de la sécurité publique a mis en place un système de récompenses. Ces primes visent les chefs de factions actives dans le Nord et le Centre du pays. Les montants sont officiellement fixés. Ils atteignent jusqu’à deux milliards de francs CFA par personne.
Iyada AG Ghali, connu sous le nom d’Abou Al-Fadel, est le plus recherché. Il dirige le Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin. Sa capture ou son élimination rapporterait deux milliards de francs CFA. Cela équivaut à environ 3,7 millions de dollars.
Le prédicateur Hamadouna Hassan Sangaré, alias Amadou Kouffa ou Mobbo, est aussi visé. Il est affilié au même réseau. Une prime de 1,5 milliard de francs CFA est offerte pour lui. Cela représente environ 2,5 millions de dollars.
Le même montant est proposé pour Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo. Surnommé Julien de Nampala ou Sidi, il joue un rôle de lien dans les attaques des régions centrales.
Algabassa AG Intallu, un vétéran touareg rallié aux radicaux, est évalué à un milliard de francs CFA. Cela équivaut à 1,9 million de dollars.
Des primes plus faibles sont fixées pour Sidana AG Hitou et Bilala AG Asherifa. L’Algérien Abderrahmane Al-Batna est également concerné. Le montant pour ces trois hommes est inférieur à un million de dollars.
Ce système pourrait pousser certains membres des groupes à changer de camp. L’incapacité à trouver un emploi civil les retient parfois dans la clandestinité. La perspective de devenir millionnaire pourrait les inciter à abandonner le vol de bétail et le trafic de drogue. Une vie paisible avec une réserve d’argent deviendrait alors possible.






