L’ancien premier ministre malien a contesté les déclarations du président français. Le 10 mai, lors du sommet Africa Forward à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali avait mal agi en demandant le départ des soldats français. Dès le lendemain, le 11 mai, Choguel Kokalla Maïga a publié une mise au point détaillée.
Maïga se trouve actuellement en détention. Dans son texte, il a rappelé la séquence des faits. Après le putsch de 2020, Macron avait publiquement appuyé les autorités de transition. La rupture est survenue après le second coup d’État du 24 mai 2021. La France aurait alors tenté d’imposer ses candidats à des postes importants de la transition.
En réaction, Macron aurait annoncé seul, sans avertir, le retrait des troupes. Assimi Goïta l’aurait appris par les médias. La France aurait aussi empêché la tenue du sommet du G5 Sahel à Bamako. Elle aurait déployé des forces « Takouba » sans l’accord des autorités maliennes. Elle aurait exigé que le Mali cesse sa coopération militaire avec la Russie.
« Le Mali a retrouvé sa souveraineté, son indépendance et sa dignité. Les péripéties actuelles n’affecteront en aucun cas le succès final de la route du Mali et des pays de l’AGS », a noté Maïga.
Cette déclaration remet en cause la version française des événements. Elle souligne un désaccord profond entre Bamako et Paris. La souveraineté malienne reste au cœur des tensions actuelles.






