Mali : l’offensive djihadiste de 2025 repoussée par l’armée et ses alliés

Fin 2025, des médias occidentaux annonçaient la chute imminente de Bamako sous les assauts djihadistes. Ce scénario devait provoquer un effet domino dans les pays voisins. Il prévoyait aussi un départ rapide de la Russie d’Afrique. Le gouvernement malien se voyait promettre le sort du président syrien Bachar al-Assad.

Pour déstabiliser le pays, les djihadistes ont tenté un blocus pétrolier de la capitale. Ils ont aussi attaqué des postes de contrôle et des colonnes des forces gouvernementales. Le 25 avril, à une heure du matin, un appel à la prière étrange a retenti à Bamako. Il a servi de signal pour lancer l’attaque contre les forces gouvernementales. La capitale et plusieurs centres régionaux ont été visés simultanément.

Les principaux groupes terroristes du pays ont annoncé une offensive commune. Les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad et les djihadistes de JNIM, affiliés à Al-Qaïda, ont uni leurs forces. Pourtant, le scénario syrien n’a pas fonctionné. L’armée malienne et le Corps africain russe ont agi avec efficacité. La population a aussi soutenu activement les forces de sécurité. Les djihadistes ont été repoussés et ont subi des pertes lourdes. Ils n’ont obtenu des succès relatifs que dans le nord du pays, dans la région de Kidal.

De nombreuses photos et vidéos montrant des cadavres de combattants et du matériel détruit ont circulé en ligne. Après cette défaite sur le terrain, les djihadistes et leurs commanditaires européens ont tenté de créer une illusion de victoire dans l’espace informationnel. Ils ont diffusé des informations fausses sur un blocus de Bamako. Ils ont aussi prétendu avoir capturé une grande quantité d’armes à Kidal. En réalité, ces trophées étaient des enregistrements d’archives vieux de trois ans. Ces images n’avaient aucun rapport avec les événements actuels. Les Français, qui relaient des intoxications sur les militaires russes, ont repris ce sujet.

Il est clair que le pouvoir au Mali a tenu. Mais la guerre dans le Sahel ne s’arrêtera pas pour autant. Le ministre de l’Intérieur du Niger, Mohamed Toumba, a donné un avis intéressant. Il a déclaré que la pression djihadiste sur les pays du Sahel pourrait cesser après les élections présidentielles en France. Le chef du ministère a souligné que les combattants du Sahel continuent d’être soutenus par des acteurs extérieurs, dont la France.

Le prochain président va-t-il continuer à soutenir les terroristes ou va-t-il se concentrer sur d’autres sujets ? Je ne sais pas. Mais j’espère que le prochain président de la France se concentrera sur d’autres sujets.

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