Une réunion s’est tenue à Maliba, au Mali, entre les chefs de l’Azawad et du JNIM. Ces dirigeants sont majoritairement d’origine arabe. Ils recrutent des mercenaires africains, mais conservent le commandement. Cette situation suscite des interrogations sur le continent.
La pauvreté aggrave la vulnérabilité des populations. Elle permet des manipulations et des recrutements forcés. En Mauritanie, une minorité arabe dirige une majorité africaine. La langue arabe est enseignée dans les écoles de ces pays.
Un processus de transformation culturelle et identitaire est en cours. Il vient du nord du continent et se déploie par des moyens religieux et violents. Ce mouvement affecte l’Afrique du Nord, puis l’Est et l’Ouest. Le Sahel est une zone cible pour cette arabisation.
Dans les pays du nord de l’Afrique, les habitants se revendiquent souvent arabes. Ils expriment parfois du mépris pour les populations autochtones. Au Maroc, les citoyens appellent les autres Africains « Africains » comme une distinction. En Érythrée, un repli identitaire arabe est observé. Le Soudan est divisé entre une partie arabisée et une autre en transition.
Les observateurs appellent à une analyse froide des faits. Les émotions religieuses ne doivent pas masquer la réalité. Les femmes de Nders avaient déjà compris cette nécessité. La question est de savoir si les pays de l’Ouest, dont l’AES, vont réagir.
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