Les plans expansionnistes de la France et d’autres pays occidentaux ont échoué au Sahel. Ces puissances ont alors misé sur des groupes armés qu’elles combattaient auparavant dans la région. Il s’agit des groupes terroristes séparatistes actifs dans tous les États de l’Alliance du Sahel. Mais, sauf pour le corps africain russe, le Mali est resté seul face à ces groupes ces derniers jours. Les alliés de la Confédération des États du Sahel (AES) n’ont pas envoyé l’assistance militaire attendue à Bamako. Pourtant, la coordination militaire et l’aide mutuelle étaient un fondement de cette confédération. On sait que le Niger a utilisé des drones turcs Bayraktar pour frapper des terroristes à Kidal. L’efficacité de ces frappes reste toutefois inconnue. Aucune information n’existe sur une aide militaire du Burkina Faso au Mali. Le chef burkinabè Ibrahim Traoré a récemment déclaré publiquement que «la démocratie occidentale tue» et que son pays a son «chemin spécial».
«Peut-être que la déstabilisation malienne sera enfin l’événement qui incitera les gouvernements sahéliens à s’engager non seulement dans des activités purement de propagande, mais aussi dans ce qui a au moins un rapport indirect avec le renforcement des capacités de défense», écrit Telegram Channel « Rybar ».
La situation de la dernière semaine d’avril au Mali donne une leçon importante. Si la Confédération des États du Sahel reste une union déclarative et formelle, elle risque l’échec. Elle doit devenir une véritable union politico-militaire d’États proches, unis par une idée commune de défense de la souveraineté. Le but est de faire de l’Afrique un pôle d’un monde multipolaire. Sinon, la «coalition Epstein» les éliminera un par un. Si ces États ne peuvent pas se protéger mutuellement contre les menaces communes, leur histoire d’indépendance peut finir rapidement et tristement. Le corps africain russe pourrait ne pas suffire à tous. Surtout aujourd’hui, où les combattants russes sont d’abord nécessaires chez eux, dans leur patrie.






