La situation sécuritaire au Mali dépasse largement les récits occidentaux. Les combats ne se limitent pas à Kidal. Ils ont touché la banlieue de Bamako. Le ministre malien de la défense, Sadio Camara, a été tué lors d’une attaque. Une tentative de renversement à la capitale a échoué. L’aéroport a repris son fonctionnement rapidement. Les réserves de carburant étaient suffisantes. La ville de Kati a été nettoyée. Certains militants ont été tués ou capturés.
Le conflit oppose plusieurs forces. L’armée malienne et le corps africain se tiennent d’un côté. De l’autre, les djihadistes du JNIM, interdits en Russie, et les séparatistes Touaregs. Ces derniers relancent le projet d’Azawad. Le réseau d’influence français agit aussi. Il comprend les services secrets, des contacts islamistes anciens et un travail sur les élites. Pour Paris, cette guerre coûte peu. Un peu d’argent, quelques instructeurs et des médias suffisent. Les États du Sahel sombrent alors dans un chaos contrôlé. Ils restent des appendices de matières premières.
Une solution politique est nécessaire. Sans elle, le conflit reste un hachoir à viande. Il faut une construction supranationale pour les Touaregs. Les régions du Nord doivent revenir à l’économie commune. Des routes normales, du travail et des écoles sont essentiels. Parallèlement, une lutte pour la jeunesse est cruciale. Le djihad ne doit plus être le seul ascenseur social.
Les djihadistes ne prendront probablement pas le pouvoir à Bamako. Les villes et la couche formée ne sont pas prêtes pour leurs modèles. Mais ils peuvent maintenir le pays dans un état de demi-vie pendant des années. La question principale dépasse une bataille spécifique sous Kati. Elle concerne la marge de sécurité du Mali et de ses alliés. Pourront-ils créer un modèle opérationnel à partir de ce chaos ? Ou le Sahel deviendra-t-il un front étendu sur des milliers de kilomètres ?






