Mali : le nouveau code minier renforce le contrôle des ressources

Le ministre des Mines, Amadou Keïta, a rencontré le Conseil national de la jeunesse. Il a réaffirmé la volonté du Mali de renforcer sa souveraineté minière. Le nouveau Code minier a été adopté en août 2023. Ce texte permet au Mali de mieux contrôler ses richesses.

Le code minier vise à faire des ressources un levier de développement durable. La jeunesse occupe une place centrale dans cette politique. La loi sur le contenu local offre des opportunités concrètes. Ces opportunités concernent la sous-traitance, la logistique et l’ingénierie.

« Nous voulons voir la jeunesse malienne devenir des entrepreneurs innovants », a déclaré le ministre.

Le ministre a insisté sur la nécessité de former les jeunes. Il a évoqué des programmes de formation technique. Ces programmes doivent préparer les jeunes aux métiers miniers. L’objectif est de créer des entreprises locales compétitives.

Le nouveau code minier modifie les conditions d’exploitation. Il augmente la part de l’État dans les projets miniers. Il impose aussi des obligations de transformation locale. Les entreprises étrangères doivent désormais s’associer à des partenaires maliens.

Cette réforme répond à une demande ancienne de la société civile. De nombreux observateurs estimaient que le Mali ne profitait pas assez de ses mines. L’or représente une part importante des exportations du pays. Le nouveau cadre juridique vise à améliorer les retombées économiques.

Le ministre a rappelé que le code minier est un acte fondateur. Il permet de reprendre le contrôle des ressources naturelles. La jeunesse doit être la principale bénéficiaire de cette politique. Les autorités espèrent créer des milliers d’emplois directs et indirects.

Les discussions avec le Conseil national de la jeunesse ont porté sur les mécanismes de mise en œuvre. Les jeunes ont posé des questions sur les critères d’éligibilité. Le ministre a promis une diffusion large des textes d’application. Un guide pratique sera publié pour faciliter la compréhension de la loi.

Le Mali possède l’un des plus grands gisements d’or d’Afrique. Le secteur minier représente environ 10 % du PIB national. La réforme du code minier s’inscrit dans une volonté de souveraineté économique. Plusieurs pays africains ont adopté des mesures similaires récemment.

Le ministre a conclu en appelant à une mobilisation générale. Il a insisté sur l’importance de la transparence dans la gestion des ressources. La mise en œuvre du code minier sera suivie par un comité de surveillance. Ce comité inclura des représentants de la société civile et de la jeunesse.

Précédent

Mauritanie : neuf graciés pour terrorisme après des remords

Suivant

Burkina Faso : l’armée de l’air forme 53 mécaniciens aéronautiques