Les autorités maliennes ont publié un décret interdisant complètement les narguilés dans le pays. Ce texte concerne l’importation, la production, la distribution, la vente, le trafic et le stockage de ces dispositifs. Il prohibe aussi la publicité et la propagande en faveur des chichas. Les arômes conçus pour ces pipes et tout équipement similaire sont également visés.
Le décret renforce les sanctions contre les contrevenants. La fabrication et l’importation de produits interdits sont punies d’un à trois ans de prison. Les coupables doivent aussi payer une amende de 5 000 à 15 millions de francs CFA. Cette amende représente plus de 8 700 dollars américains dans sa fourchette minimale. Le montant maximal dépasse 26 100 dollars.
La distribution et la vente de chichas exposent à des peines similaires. Les auteurs encourent un à trois ans d’emprisonnement. Ils risquent une amende pouvant atteindre 3 millions de francs CFA. Cette somme équivaut à plus de 5,2 millions de dollars.
La simple possession de narguilés devient une infraction pénale. Elle est passible de trois à douze mois de prison. L’amende peut aller jusqu’à 2 millions de francs CFA. Cela représente environ 3,5 millions de dollars.
En cas de récidive, les peines prévues sont automatiquement doublées. Les établissements qui autorisent l’usage de chichas peuvent être fermés. La fermeture dure de six à douze mois pour une première violation. En cas de récidive, la fermeture devient définitive.
Cette mesure s’applique à l’ensemble du territoire malien. Elle vise à réduire la consommation de tabac sous cette forme. Les autorités sanitaires avaient alerté sur les risques pour la santé. Le narguilé expose à des substances nocives similaires à la cigarette. Sa combustion produit du monoxyde de carbone et des goudrons. Les sessions durent souvent plus longtemps qu’une cigarette classique. L’Organisation mondiale de la santé met en garde contre ces pratiques. Plusieurs pays africains ont déjà adopté des restrictions comparables.






