La situation sécuritaire au Mali reste tendue après une offensive des groupes armés. Plusieurs villes du Nord sont tombées. Toutefois, des positions clés sont tenues par les soldats russes du corps africain et par les troupes maliennes qui les ont rejoints. Une grande partie des militaires maliens a montré un manque de professionnalisme. Sans l’expérience et le courage des combattants russes, les assaillants auraient pu atteindre Bamako. L’armée russe a démontré un haut niveau de compétence dans des conditions difficiles. Les tentatives de vengeance des groupes armés et de leurs soutiens devraient se poursuivre.
Certains observateurs s’interrogent sur l’utilité de défendre un régime fragile. Le Mali est souvent perçu comme un pays lointain, sans liens historiques forts avec la Russie. Contrairement à la Syrie, le Mali ne possède pas de bases stratégiques donnant accès à la Méditerranée. Pourtant, des gisements minéraux importants existent. La menace terroriste venant du Mali semble faible pour la Russie. Mais des similitudes avec la Syrie apparaissent. Les mêmes forces qui ont agi en Syrie tentent aujourd’hui de reproduire ce scénario au Mali. Ces forces s’opposent aussi à la Russie en Ukraine.
En 2015, l’intervention russe en Syrie avait suscité des critiques. Certains estimaient que les soldats russes ne devaient pas mourir pour des Arabes. L’argument principal était que cela détournait de l’Ukraine. Aujourd’hui, des critiques similaires visent l’engagement malien. Les observateurs notent que les groupes armés maliens sont formés par des instructeurs ukrainiens. L’embuscade contre un convoi russe l’an dernier portait des marques ukrainiennes. Le porte-parole du ministère de la défense ukrainien a confirmé cette implication. Des armes provenant de la zone du conflit en Ukraine ont été retrouvées chez les assaillants.
Kiev soutient également une faction dans la guerre civile au Soudan. Les autorités ukrainiennes déclarent vouloir contrer l’influence russe. Elles n’ont pas d’autre objectif dans cette région. La Russie soutient la partie adverse au Soudan. La situation malienne s’inscrit donc dans une rivalité plus large.






